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Plus d'un millier de migrants ont été évacués de campements sauvages installés depuis plusieurs semaines porte de La Chapelle, dans le nord de Paris (archives).

KEYSTONE/EPA/ETIENNE LAURENT

(sda-ats)

Les forces de sécurité ont évacué vendredi 2459 migrants qui campaient sur la voie publique dans le secteur de la porte de La Chapelle, au nord de Paris. Il s'agit de la 35e opération du genre en deux ans dans la capitale.

Dès l'aube, sous la pluie, 350 policiers ont rassemblé les migrants présents - originaires essentiellement d'Afghanistan, du Soudan, de Somalie et d'Erythrée - évacués à bord de bus. "On ne nous a pas dit où on allait", lâche Ali, un Soudanais de 24 ans après s'être placé dans la file d'attente du dispositif de filtrage.

A la veille de l'opération de vendredi, ils étaient "plus de 1000", selon le directeur général de l'association France Terre d'Asile, Pierre Henry. Ces campements illicites "présentent des risques importants pour la sécurité et la santé de leurs occupants comme des riverains", ont justifié dans un communiqué les préfectures de police et de la région parisienne.

Examen de la situation

Acheminées vers des gymnases de la région parisienne, les personnes évacuées "feront l'objet d'un examen complet et approfondi de leur situation administrative". "Cet examen déterminera leur orientation dans des structures d'hébergement adaptées à leur situation", affirment les autorités dans leur communiqué.

Les forces de l'ordre avaient déjà évacué le 7 juillet quelque 2.771 migrants d'un campement porte de La Chapelle, campement qui avait été démantelé. Ces migrants avaient été répartis dans une vingtaine de lieux d'accueil.

Hébergement d'urgence

Le gouvernement a présenté mi-juillet un "plan migrants" qui prévoit plus de 12'000 places d'hébergement pour les demandeurs d'asile, dénoncé par les associations comme un "énième ajustement d'une politique sans cap".

Fin juillet, le président Emmanuel Macron avait déclaré qu'il ne voulait "plus personne dans les rues, dans les bois" d'ici "la fin de l'année", et réclamé des hébergements d'urgence "pour loger tout le monde dignement".

Plus de retroupements

L'ouverture d'un centre d'accueil dans le nord de Paris en novembre 2016 (400 lits et 12'000 personnes hébergées depuis) devait empêcher la reconstitution de ce genre de campement. Mais le dispositif, unique en France, peine à absorber les nouveaux arrivants au rythme actuel.

"Nous sommes en train de travailler sur ce sujet avec M. le préfet de police de manière à faire en sorte qu'il n'y ait plus de mois en mois un certain nombre de gens qui viennent se regrouper près de la porte de La Chapelle", a déclaré sur RTL le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

"Ce que nous voulons, c'est faire en sorte qu'il n'y ait plus de lieu de focalisation mais qu'on puisse accueillir dans le dispositif national d'asile, peut-être en amont de Paris", a ajouté M. Collomb.

La maire de Paris Anne Hidalgo avait tiré la sonnette d'alarme en juin, estimant que "plusieurs milliers de migrants" risquaient de dormir dans les rues de Paris si plus de places d'hébergement n'étaient pas créées. Elle avait entre autres plaidé pour la création de nouvelles places d'hébergement "sur toute la France".

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ATS