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Une quarantaine de personnes ont été tuées mardi au Nigeria dans plusieurs attentats. Ceux-ci ont été menés dans le nord-est, région sous la menace permanente des islamistes de Boko Haram, mais aussi dans le sud, jusqu'alors relativement épargné par les violences pré-électorales.

Trente-six personnes ont péri et plus de vingt ont été blessées dans un attentat-suicide près de Biu, dans l'Etat de Borno. L'attaque a été perpétrée par trois kamikazes à Yamarkumi, à 4 km de Biu, a indiqué une source hospitalière. Selon un membre d'une milice locale d'autodéfense, l'attentat a été commis par trois hommes en début d'après-midi.

Un autre attentat-suicide a touché le pays quelques heures après l'attaque de Yamarkumi. Un kamikaze s'est fait exploser dans un restaurant très fréquenté de Potiskum, capitale économique de l'Etat de Yobe (nord-est).

Cette attaque a tué le directeur du restaurant et un serveur, selon un policier et un secouriste, qui ont également fait état de 13 personnes grièvement blessées parmi le personnel et les clients.

Meeting de l'opposition visé

Dans le sud du pays, un policier a été tué par balle et un journaliste blessé lors d'un meeting du principal parti de l'opposition nigériane à Okrika, dans l'Etat pétrolier de Rivers (sud).

"Cinq policiers ont été touchés par les coups de feu. L'un d'eux est décédé, et les quatre autres sont dans un état critique" à l'hôpital de Port-Harcourt, la capitale de l'Etat, a déclaré Dakuku Peterside, qui animait le meeting.

Ces incidents sont intervenus lors du rassemblement de campagne de Dakuku Peterside, candidat du Congrès progressiste (APC) pour les élections des gouverneurs prévues le 11 avril, deux semaines après une présidentielle couplée à des législatives et sénatoriales (28 mars). L'APC est la principale formation de l'opposition au chef de l'Etat Goodluck Jonathan, candidat à sa propre succession.

Des milliers de personnes ont elles manifesté mardi contre Boko Haram au Niger. Le président Mahamadou Issoufou a promis que son pays serait "le tombeau" du groupe islamiste armé.

"On n'attaque pas le Niger impunément. Boko Haram l'a appris à ses dépens le 6 février. Ce jour-là, nos forces de défense et de sécurité ont écrasé Boko Haram", a affirmé M. Issoufou.

Plus de 200 tués au Niger

Le groupe armé nigérian a ciblé pour la première fois le sud-est du Niger le 6 février, en menant des offensives contre la bourgade de Bosso et près de la capitale provinciale Diffa, deux villes sur la frontière avec le Nigeria.

L'armée nigérienne a évoqué plus de 200 tués parmi les combattants de Boko Haram, pour sept tués dans les rangs des forces de sécurité.

Plusieurs sources humanitaires ont évoqué à l'AFP "des dizaines de morts".

Selon un porte-parole des forces de l'ordre, plus de 160 personnes soupçonnées de liens avec Boko Haram ont été arrêtées depuis le 6 février au Niger. Parmi elles figure un haut responsable du groupe islamiste.

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ATS