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Le dessinateur Raymond Burki, décédé jeudi à 67 ans du cancer (archives).

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

Près de 500 personnes ont fait un dernier adieu à Raymond Burki lundi à Montheron (VD). L'ami, l'artiste, le compagnon, l'anar: les témoignages ont rendu hommage au dessinateur et caricaturiste à l'oeuvre "impérissable".

L'abbaye cistercienne n'a pas suffi. Une partie de l'assistance a dû prendre place dans la grande salle voisine pour suivre les interventions des proches de Raymond Burki, décédé jeudi du cancer à l'âge de 67 ans.

Très grande performance

Parmi la foule se trouvaient notamment le président du gouvernement vaudois Pierre-Yves Maillard, la conseillère d'Etat Jacqueline de Quattro et l'ancien conseiller aux Etats Luc Recordon. Les dessinateurs Patrick Chappatte et Thierry Barrigue étaient aussi présents.

Souvent croqué par Raymond Burki, l'ancien syndic de Lausanne Daniel Brélaz a souligné "la très grande performance" que réussissait quotidiennement le dessinateur attitré du quotidien romand 24 heures durant 38 ans. Etre pris pour cible, c'était recevoir "un Prix Nobel local" de notoriété.

"Impérissable"

Dans le cas contraire, pour un responsable politique cela signifiait que "votre carrière était terminée ou qu'elle n'avait jamais commencé", a résumé Daniel Brélaz. A ses yeux, l'oeuvre de Raymond Burki est tout simplement "impérissable".

Olivier Steimer, ami de 40 ans et président du conseil d'administration de la Banque cantonale vaudoise (BCV), a rappelé "la qualité d'écoute exceptionnelle" de Raymond Burki le "taiseux". De son côté, Thierry Barrigue l'a qualifié de "Buster Keaton du dessin de presse au talent immense".

Vive émotion

Journaliste à 24 heures, Federico Camponovo a évoqué un dessinateur "désopilant, mais jamais acrimonieux", alors que son confrère Philippe Dubath, très ému, a imaginé la lettre d'une truite de la Menthue à Raymond Burki, passionné de pêche qu'il pratiquait aussi à Montheron.

Vigneron à Epesses (VD), Luc Massy a raconté ses belles rencontres avec le dessinateur. Raymond Burki lui avait même dit: "il y a deux choses que je ne trahirai jamais: ma femme et le chasselas".

"Un vrai anar"

Dernier à s'exprimer, l'humoriste Laurent Flutsch a "tempêté": non le satiriste Burki n'était pas "gentil", "c'était un vrai anar, viscéralement de gauche", qui a déplu en premier à gauche, mais surtout à tous les cuistres et les pisse-froid. Comme tous les révoltés, c'était un vrai généreux".

Après les honneurs au bord du Talent, des applaudissements ont retenti. Puis le corbillard a emmené le cercueil, quittant cet endroit que Raymond Burki qualifiait de petit coin de paradis.

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ATS