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Pro Natura, le WWF Suisse, les chasseurs et les éleveurs enterrent la hache de guerre. Le retour du loup, du lynx et de l'ours en Suisse était source de conflits depuis plusieurs années. Les quatre organisations ont présenté mardi une convention commune sur la politique des grands prédateurs.

"Nous aurions pu continuer à nous disputer, mais ça ne nous menait nulle part", a expliqué Kurt Eichenberger du WWF Suisse lors d'une conférence de presse à Berne. Face à cette situation de blocage, le WWF, Pro Natura, la Fédération suisse d'élevage ovin et ChasseSuisse se sont mis à la table des négociations en 2010.

Les discussions, longues et parfois difficiles, ont été arbitrées par l'Office fédéral de l'environnement (OFEV). Elles ont finalement abouti à un certain nombre de principes communs en ce qui concerne la politique des grands prédateurs.

Mieux protéger les troupeaux

Les quatre organisations considèrent le retour du loup, du lynx et de l'ours comme un processus naturel, de même que la constitution de populations de ces espèces en Suisse. Des tirs de régulation ne sont pas exclus, à condition qu'ils ne mettent pas en danger les effectifs de ces espèces.

En cas de dégâts aux cheptels d'animaux de rente, le tir des individus occasionnant des dommages reste possible conformément aux concepts en vigueur, rappellent les quatre organisations. Un pilier central de la stratégie adoptée est le développement de la protection des troupeaux, souligne Mirjam Ballmer, de Pro Natura.

Les éleveurs s'engagent à prendre des mesures raisonnables, telles que le pâturage tournant, des chiens de protection, la surveillance par un berger ou des clôtures, a précisé German Schmutz, président de la Fédération suisse d'élevage ovin.

ATS