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Ses adversaires accusent Aleksandar Vucic de penchants autoritaires, comme en témoigne à leurs yeux sa mainmise sur les médias depuis que son parti est arrivé au pouvoir en 2012.

KEYSTONE/EPA/ANDREJ CUKIC

(sda-ats)

Le Premier ministre serbe, Aleksandar Vucic, a été élu dimanche président de la république dès le premier tour. Il obtiendrait 58% des voix, selon une projection Ipsos.

Son plus proche adversaire, l'ex-médiateur de la république pour les droits de l'homme Sasa Jankovic, est crédité de 14% des suffrages. La projection Ipsos est basée sur 40% des bulletins dépouillés dans un échantillon de bureaux de vote.

Le chef du gouvernement, candidat du Parti progressiste de Serbie (SNS), abordait ce scrutin en grand favori, profitant de la dispersion de l'opposition. La projection diffusée dimanche soir confirme sa domination sans conteste sur la Serbie, qu'il veut faire entrer dans l'Union européenne tout en préservant des relations privilégiées avec la Russie.

Fonction en théorie honorifique

A 47 ans, l'ex-nationaliste qui s'est mué en partisan de l'intégration européenne s'apprête à assumer une fonction en théorie honorifique en Serbie. Mais les analystes estiment qu'il continuera à détenir la réalité du pouvoir en contrôlant le SNS.

Au fil de la campagne, Vucic, que ses opposants craignent de voir exercer une domination sans partage sur le pays, avait appelé ses compatriotes à porter à la tête de l'Etat un président de la même couleur politique que le gouvernement. "Si deux pilotes sont à bord d'un avion et qu'ils veulent aller chacun dans des directions opposées, l'avion finira directement dans les abîmes et ce serait une catastrophe pour la Serbie", avait-il dit.

Aux yeux de ses partisans, le Premier ministre dispose du sang-froid et de la fermeté nécessaires face au manque de stabilité régionale dans les Balkans. Ses adversaires l'accusent en revanche de penchants autoritaires comme en témoigne à leurs yeux sa mainmise sur les médias depuis que son parti est arrivé au pouvoir en 2012 et que lui-même a accédé à la tête du gouvernement il y a trois ans.

Vucic rejette les accusations

Aleksandar Vucic rejette ces accusations mais peine à faire oublier son passé dans les derniers jours de l'ex-Yougoslavie. Alors âgé d'un peu moins de 30 ans, il était un ministre redouté de l'Information dans le gouvernement de Slobodan Milosevic, chargé de faire respecter la législation draconienne destinée à museler toute voix critique contre l'exécutif durant la guerre au Kosovo en 1998-1999.

Considérée à l'Ouest comme un Etat paria pendant les guerres qui ont suivi l'éclatement de la Yougoslavie dans les années 1990, la Serbie a ouvert des négociations d'adhésion avec l'Union européenne et espère les boucler d'ici 2019.

Dans une interview accordée à Reuters à une semaine du scrutin, Aleksandar Vucic a déclaré que la Serbie était déterminée à rejoindre l'UE. Il a ajouté qu'il voulait aussi améliorer les relations avec la Russie, l'allié traditionnel de Belgrade.

Luka Maksimovic, jeune étudiant en communication qui menait une campagne satirique sous le pseudonyme de Ljubisa 'Beli' Preletacevic n'a pas réussi son pari d'arriver en tête des opposants et de contraindre Vucic à un second tour. La projection Ipsos le place à la troisième place, avec un peu plus de 9% des voix.

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ATS