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L'ultraconservateur Rick Santorum a abandonné mardi la course à l'investiture républicaine pour la présidentielle américaine du 6 novembre. "Pour moi la course est finie", a-t-il lâché. Le champ est désormais libre pour le grand favori Mitt Romney.

En annonçant son retrait, Rick Santorum a expliqué que c'est "autour de la table de la cuisine", en famille, qu'il a décidé de jeter l'éponge. Ému, il a aussi évoqué sa fille Bella, 3 ans, atteinte d'une maladie chromosomique rare et hospitalisée le week-end de Pâques.

Comme il l'avait fait tout au long de sa campagne, il a remercié Dieu et "le meilleur pays dans l'Histoire de l'humanité" pour le soutien qu'ils lui ont apporté depuis plusieurs mois.

Victoire surprise dans l'Iowa

Le candidat ultraconservateur avait créé la surprise dès le début du processus de désignation du candidat républicain en remportant la première consultation dans l'Iowa, puis avait frappé un grand coup en février en enlevant trois autres scrutins dans le Colorado, le Minnesota et le Missouri.

Des victoires avaient suivi dans des Etats majoritairement conservateurs, que ce soit dans le "Vieux Sud" ou dans le coeur rural du pays. Mais Rick Santorum, qui portait haut et fort les valeurs chrétiennes lors de la campagne, était loin d'avoir les moyens de son principal adversaire, le modéré Mitt Romney.

Bombardier politique

Réputé pour son intransigeance lors de son passage au Congrès, M. Santorum, ex-sénateur de Pennsylvanie, se présentait comme un bombardier politique, prêt à agir "quand il est nécessaire de lâcher des bombes".

A 53 ans, ce catholique, père de sept enfants, a affiché durant la campagne des positions ultra-libérales en matière économique. "Sa vision pour l'Amérique est de rétablir sa grandeur par la promotion de la religion, de la famille et de la liberté", résumait son site Internet.

Mitt Romney a raflé à ce jour 655 des 1144 délégués nécessaires pour décrocher l'investiture contre 272 seulement pour Rick Santorum, selon le site spécialisé RealClearPolitics.

ATS