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La présidente sortante Cristina Kirchner a été très confortablement réélue dimanche en Argentine. Elle a gagné dès le premier tour, portée par les succès de sa politique économique, son caractère bien trempé et la compassion que lui a attiré la mort de son mari.

Après dépouillement dans 96% des bureaux de vote, la "Reina Cristina" (la reine Christine) arrive en tête du premier tour avec près de 54% des suffrages, soit 36 points d'avance sur son plus proche rival, le socialiste Hermes Binner. Le radical Ricardo Alonsin, obtiendrait entre 12 et 13%.

Aucun dirigeant argentin n'a atteint un tel score depuis Juan Domingo Peron, vainqueur en 1973 avec 62% des suffrages.

A 58 ans, la présidente sortante a réussi un spectaculaire renversement de tendance après avoir vu sa cote de popularité dégringoler au début de son premier mandat. Elle sort renforcée de ce scrutin pour poursuivre sa politique économique interventionniste, qui plait à une majorité de la population mais mécontente les investisseurs.

"Ces chiffres m'impressionnent et je suis infiniment reconnaissante", a dit la présidente en s'adressant aux Argentins. "Si j'avais parlé de ces chiffres-là il y a à peine deux ans, on nous aurait traité de fous!", a-t-elle fait valoir.

M. Binner a reconnu sa défaite en félicitant "Mme la présidente". Toutefois, il a fait valoir que sa formation était la 2e du pays.

Politique interventionniste

Les partisans de Cristina Kirchner se sont rassemblés dans le centre de Buenos Aires pour fêter la victoire de leur championne sous une marée de drapeaux bleus et blancs.

Lors de la campagne électorale, Mme Kirchner a promis de poursuivre sa politique interventionniste et de maintenir les nombreuses subventions accordées aux familles défavorisées, comme des réductions dans le transport et dans l'énergie.

ATS