Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Le candidat à l'élection présidentielle du Guatemala Manuel Baldizon (droite) s'est retiré lundi de la course pour une éventuelle place au second tour. Il a dénoncé des fraudes dans le scrutin du 6 septembre dernier qui a placé en tête le comédien Jimmy Morales.

Les résultats définitifs de ce premier tour ne sont pas encore connus. M. Baldizon se trouvait au coude à coude avec l'ex-Première dame Sandra Torres (sociale-démocrate) pour participer au deuxième tour le 25 octobre.

M. Baldizon "refuse de participer au second tour. C'est une élection opaque, des fraudes électorales ont été dénoncées, nous n'allons pas attendre les résultats, nous pensons qu'il s'agit d'une manipulation démesurée", a affirmé Fidel de Leon, porte-parole de son parti Libertad Democratica Renovada (Lider).

"Aujourd'hui, je quitte le parti et je le laisse aux mains de ses dirigeants", avait annoncé peu auparavant M. Baldizon, sur la radio Sonora.

Longtemps favori des sondages, il avait été devancé dans les dernières semaines par le candidat Jimmy Morales (droite), un humoriste et comédien sans expérience politique. Manuel Baldizon, millionnaire de 45 ans, a indiqué qu'il se consacrerait désormais à ses entreprises et à ses proches.

"Une honte nationale"

Selon le Tribunal suprême électoral (TSE), M. Morales a remporté à ce jour 23,85% des 90,09% de suffrages dépouillés, Mme Torres, du parti UNE, 19,76% et M. Baldizon 19,64%, une différence de 5958 voix.

"Nous n'attendrons pas le recompte final des bulletins. C'est une honte nationale, un retard aussi long n'a jamais été observé, même avant l'informatique", a dénoncé M. De Leon, qui a rejeté toute alliance avec l'un des deux autres candidats pour le second tour.

Les élections présidentielle et législatives se sont déroulées le 6 septembre dans un contexte marqué par la démission et le placement en détention quelques jours avant le scrutin de l'ancien président Otto Perez, un général à la retraite accusé de corruption.

ATS