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L'armée hondurienne délivrant du matériel de vote à Tegucigalpa, la capitale

KEYSTONE/EPA EFE/GUSTAVO AMADOR

(sda-ats)

Les Honduriens se rendent aux urnes dimanche à l'occasion de l'élection présidentielle pour laquelle le chef de l'Etat sortant, Juan Orlando Hernandez, est donné favori par les sondages. Ce scrutin est controversé car la Constitution interdit toute réélection.

Juan Orlando Hernandez, du parti national (PN, droite), devrait en toute logique remporter un second mandat. Cet allié des Etats-Unis revendique un bilan positif sur les fronts de la sécurité et de l'économie depuis son arrivée au pouvoir en 2014. Il a fait baisser le taux des homicides, la croissance a été accentuée et le déficit réduit. Il bénéfice en outre d'une opposition fragmentée.

Le président sortant dispose d'une avance de 15 points sur son principal adversaire, le journaliste de télévision Salvador Nasralla, selon un sondage de septembre, le dernier autorisé avant le scrutin. Selon les estimations, 37% des électeurs disaient alors vouloir voter pour le candidat sortant contre 22% pour Nasralla.

Les électeurs du Honduras doivent également élire 128 députés. Les premiers résultats partiels sont attendus environ deux heures après la fermeture des bureaux de votes fixée à 16h00 locales (23h00 en Suisse), avec la possibilité de prolonger le vote d'une heure.

"Manoeuvre" dénoncée

La Constitution, en vigueur depuis 1982, interdit en réalité toute réélection à la tête de l'Etat. Mais le PN, qui contrôle les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, soutient qu'une interprétation de la Constitution par la Cour suprême permet de passer outre. L'opposition dénonce déjà une "manoeuvre".

Dans ce petit pays au coeur du "triangle de la mort" de l'Amérique centrale, miné par les gangs et la pauvreté, affichant un des plus forts taux d'homicide au monde, même s'il a diminué, ces nouvelles tensions risquent de rouvrir les blessures du coup d'Etat de 2009.

Juan Orlando Hernandez a promis de continuer la lutte contre les bandes criminelles qui font du Honduras un des pays ayant le taux de mortalité le plus élevé au monde. Il a aussi promis de construire des routes et des ponts pour attirer les investissements étrangers et de créer 600'000 emplois. Il vise aussi une croissance économique supérieure à 6%.

Son principal rival, Salvador Nasralla, se trouve à la tête d'une large coalition droite-gauche, l'Alliance d'opposition contre la dictature. Elle comprend notamment le parti de la liberté et de la refondation (LIBRE), contrôlé par l'ancien président Manuel Zelaya, renversé par l'armée en 2009 avec le soutien de l'actuel président.

"Démocratie en danger"

"Pour la première fois, ce n'est pas une lutte entre conservateurs et libéraux, mais entre dictature et démocratie", estimait l'analyste politique Victor Meza, du Centre de documentation du Honduras, à la veille du vote. "La démocratie est en danger depuis que l'autoritarisme présidentiel a commencé à se renforcer", note-t-il.

"Notre obligation est de garantir un processus électoral transparent qui dispose de mécanismes de vérification, non seulement par le tribunal mais par les autres acteurs du processus", tels que les observateurs internationaux, a indiqué un des magistrats du Tribunal suprême électoral (TSE), Marco Ramiro Lobo. Le TSE est accusé par les adversaires de M. Hernandez d'avoir préparé une fraude pour déclarer vainqueur le président sortant, ce que nie le Tribunal.

Selon le TSE, ces élections seront "les plus scrutées de l'histoire", avec la présence de 16'000 observateurs, dont 600 internationaux. Des délégations de l'Union européenne (UE), de l'Organisation des Etats américains (OEA), du Centre Carter et de plusieurs pays sont arrivées au Honduras ces derniers jours.

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ATS