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Benoît Hamon, peu avantagé dans les sondages (moins de 13% samedi), compte relancer sa campagne.

KEYSTONE/EPA/IAN LANGSDON

(sda-ats)

Le candidat du PS à la présidentielle française Benoît Hamon a fait salle comble dimanche à Paris pour relancer sa campagne lors de son plus important meeting. M. Hamon plafonne à la quatrième place dans les sondages.

"Tout commence aujourd'hui, tout commence avec vous, tout commence par vous", a-t-il lancé, visiblement très ému, sous les vivats de quelque 20'000 personnes, à un mois du premier tour de scrutin.

Après un départ en campagne dynamique, ce vainqueur surprise de la primaire de la gauche peine aujourd'hui à faire décoller sa campagne et espère lui impulser un nouvel élan grâce à ce meeting où il a attaqué en termes forts ses adversaires, lors d'un discours offensif, social et écologique.

Grave par moments, M. Hamon a voulu prendre de la hauteur, en multipliant les références historiques, en évoquant la gravité de la situation internationale, ou en livrant "sa vision de la République et de la France", selon un cadre de son équipe.

La "clause Molière" égratignée

Il s'est montré particulièrement offensif face à ses détracteurs, alors que le matin même, son ancien rival de la primaire, l'ex-premier ministre Manuel Valls, l'a éreinté dans une tribune de presse, évoquant un programme empreint d'un "cynisme ambiant où l'on promet tout et son contraire, où l'on signe des chèques".

Face à la droite et à l'extrême droite, M. Hamon a défendu une France "ouverte, généreuse, solidaire, innovante". Il a par exemple égratigné "la clause Molière" visant à imposer l'usage du français sur les chantiers publics, une "proposition de droite". "Et tout ça pour plaire à qui ? A Marine Le Pen", la candidate de l'extrême droite en tête des sondages, s'est-il exclamé.

Trop de candidats du "parti de l'argent"

Dans une allusion à une tirade de l'actuel président socialiste François Hollande, lorsque ce dernier était candidat à l'Elysée en 2012, contre la finance, un "ennemi" sans "nom", ni "visage", M. Hamon a aussi dénoncé le trop-plein de candidats du "parti de l'argent".

"Le parti de l'argent a trop de candidats dans cette élection. Ce parti de l'argent a plusieurs noms, plusieurs visages, il a même plusieurs partis", a lancé M. Hamon, en visant l'ancien ministre de l'Économie du gouvernement socialiste Emmanuel Macron (ex-banquier "ni de droite ni de gauche"), le candidat de la droite François Fillon et Marine Le Pen.

M. Hamon a aussi repris les grandes lignes de son programme, dont son revenu universel qui "n'oppose plus le chômeur au travailleur, mais les réconcilie", ou encore la légalisation du cannabis.

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ATS