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Le ton s'est durci dimanche en France entre les camps de Nicolas Sarkozy et de François Hollande, candidats à la présidentielle. "Campagne à l'américaine", "mensonge", "vide idéologique", "abus de confiance" et "enfumage" ont notamment volé de part de d'autre.

L'affrontement se déroule dans une relative incertitude: certains sondages semblent indiquer une remontée du président candidat, tandis que d'autres publient un écart toujours large en faveur du socialiste. Toutes les enquêtes donnent toujours une victoire écrasante de M. Hollande au second tour.

Pierre Moscovici, directeur de campagne du candidat PS, a parlé sur Europe 1 de "campagne à l'américaine" concernant M. Sarkozy - référence aux publicités négatives et aux mises en scènes qui seraient l'apanage des campagnes d'outre-Atlantique.

"Artificiel"

"J'ai même vu que Nicolas Sarkozy avait pris le train (...) Il va à la cantine, il met un col roulé. Tout ça est artificiel, ce que fait Nicolas Sarkozy, c'est jouer sur l'amnésie des Français et c'est mentir, c'est travestir la vérité", a-t-il déclaré.

Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole de M. Hollande, est allée plus loin, parlant de "mélange de Silvio Berlusconi et de Vladimir Poutine, avec le vide idéologique de l'un et la brutalité des méthodes de l'autre."

Elle a brocardé la proposition de réforme du dispositif fiscal appelé "prime pour l'emploi" du chef de l'Etat. "Promettre aux Français salariés modestes 1000 euros de plus sur leur feuille de paie en direct au journal de 20h00 n'est rien d'autre qu'un abus de confiance, de la vente forcée, une escroquerie", selon elle.

"Enfumage"

Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant, un proche de M. Sarkozy, a poursuivi sur Europe 1 sur le même mode en taxant dimanche le candidat socialiste "d'enfumage".

"François Hollande fait l'impasse sur la réalité des difficultés que nous avons à affronter. Ce que fait Nicolas Sarkozy, ce n'est pas une campagne à l'américaine, c'est une campagne de vérité (...) Quand François Hollande dit qu'il faut réenchanter le rêve, c'est du baratin", a-t-il martelé.

ATS