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Le rebond des prix du pétrole a contribué à la faiblesse récente de la consommation des ménages (photo symbolique).

KEYSTONE/AP/MATT SLOCUM

(sda-ats)

L'OCDE s'attend à une croissance de l'économie mondiale de 3,8% en 2018, un taux révisé en baisse de 0,1 point en raison du ralentissement, jugé temporaire, intervenu en début d'année au Japon et en Europe. Pour la Suisse, l'attente est relevée.

L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) reste globalement optimiste sur son évolution à court terme, mais insiste toujours sur la nécessité pour les gouvernements de mettre en oeuvre des réformes structurelles pour consolider cette croissance dans le temps et atténuer des risques qui restent importants.

Ses économistes n'anticipent plus que 3,8% de hausse pour l'activité dans le monde cette année, soit 0,1 point de moins que dans leurs précédentes prévisions du mois de mars . Ils ne changent rien en revanche à leurs attentes pour 2019, toujours calées à 3,9%.

La révision pour 2018 tient pour l'essentiel à la zone euro et au Japon. L'OCDE n'escompte plus que 2,2% de croissance dans la première (dont 2,1% pour l'Allemagne et 1,9% pour la France) et 1,2% chez le second, soit des baisses de respectivement 0,1 et 0,3 point par rapport à mars.

Du mieux pour la Suisse

Mais elle table toujours sur 2,9% de croissance aux Etats-Unis, dont l'économie est dopée par la réforme fiscale de l'administration Trump. Elle ne change rien non plus à ses anticipations pour la Chine (6,7%) mais revoit en hausse les perspectives de croissance de l'Inde (+0,2 point à 7,4%).

En ce qui concerne la Suisse, l'OCDE a relevé son attente de croissance du produit intérieur brut (PIB) cette année, avec désormais un taux de 2,3% contre 1,7% escompté en novembre. Pour 2019, la prévision est aussi améliorée par rapport à il y a six mois, avec +1,9% (+0,1 point).

Pour l'OCDE, le ralentissement constaté au premier trimestre s'est concentré sur les pays développés et tient pour une part à des facteurs temporaires comme une météo difficile, même si les inquiétudes liées aux risques de guerre commerciale ont peut-être nourri des incertitudes chez les acteurs économiques, les amenant à différer des investissements.

Rythme de croisière

Le rebond des prix du pétrole a sans doute aussi, selon elle, contribué à la faiblesse récente de la consommation des ménages. Mais son impact devrait se dissiper rapidement.

Car pour 2019, les dernières prévisions de l'organisation sont globalement stables par rapport à celles de mars, avec une croissance attendue de 2,8% aux Etats-Unis, 2,1% en zone euro et 6,4% en Chine qui devrait permettre de ramener le taux de chômage de la zone OCDE à 5,1%, son niveau le plus bas depuis 1980.

Elle est légèrement plus optimiste pour le Royaume-Uni (+0,2 point à 1,2%), le Canada (+0,2% à 2,2%) et le Brésil (+0,4 point à 2,8%). Mais elle révise en baisse ses projections sur l'Allemagne (-0,1 point à 2,1%) et l'Italie (-0,2 point à 1,1%), même si, pour ce dernier pays, elle dit ne pas prendre en compte un impact éventuel de la crise politique actuelle qui pourrait modifier la donne.

Pour l'OCDE, la croissance de l'économie mondiale a retrouvé un rythme de croisière proche de 4%, qui est sa moyenne des dernières décennies.

Mais elle relève que, contrairement aux épisodes précédents, où elle avait été nourrie par des gains de productivité, elle doit son regain de vigueur uniquement aux politiques monétaires très accommodantes menées par les grandes banques centrales pour sortir de la crise, auxquelles ont succédé depuis peu des politiques budgétaires à nouveau expansionnistes.

Pressions inflationnistes

"Maintenant que la politique monétaire entame enfin un retour à la normale, les gouvernements interviennent avec des politiques budgétaires de soutien", souligne Alvaro Santos Pereira, chef économiste par intérim de l'OCDE.

Les trois quarts des pays de l'OCDE y ont recours à des degrés divers, à commencer par les Etats-Unis avec leur réforme fiscale dont l'OCDE chiffre toujours l'impact sur la croissance à 0,5 point de PIB cette année et 0,75 point l'an prochain.

Si ce soutien est favorable à l'activité sur le moment, Alvaro Santos Pereira avertit, dans une allusion transparente aux Etats-Unis, qu'il pourrait renforcer les pressions inflationnistes et partant, avoir un impact négatif à moyen terme dans les pays qui connaissent déjà une longue phase de croissance.

"Il est important que, en faisant ces choix, les gouvernements soient bien conscients de l'impact à moyen terme de leurs politiques et ne se focalisent pas seulement sur leurs bénéfices à court terme", dit l'économiste.

Plus généralement, il souligne que, pas plus que la politique monétaire, la politique budgétaire ne saurait suffire pour alimenter indéfiniment la croissance et que la priorité doit être donnée aux réformes structurelles, ce que trop peu de pays ont choisi de faire jusqu'ici.

"Malgré la croissance plus forte, il ne faut pas faire preuve de complaisance. Des réformes structurelles sont vitales pour consolider la phase d'expansion actuelle et diluer les risques", déclare-t-il.

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ATS