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Emmanuel Macron a affirmé "ne pas croire à la jalousie" envers les riches, rappelant que la taxe à 75% sur les plus gros revenus sous le quinquennat de François Hollande n'avait pas rapporté beaucoup d'argent.

KEYSTONE/AP REUTERS POOL/PHILIPPE WOJAZER

(sda-ats)

Le président français Emmanuel Macron a estimé dimanche soir que les effets de ses réformes sur le chômage porteraient leurs fruits d'ici deux ans. Il se livrait à sa première grande interview à la télévision française.

"La plénitude des réformes" et leurs effets sur le chômage, "vous les verrez dans un an et demi, deux ans", a affirmé dimanche Emmanuel Macron sur les chaînes TF1 et LCI.

Cinq mois après son entrée en fonctions, le président a fait passer une première série de réformes du marché du travail et s'apprête à en adopter une deuxième. Il se livre dimanche soir à sa première grande interview télévisé alors qu'il est en baisse dans les sondages et accusé par une partie de l'opinion publique de multiplier les "cadeaux aux riches".

Interrogé par trois journalistes sur sa promesse de ramener le chômage à 7% de la population active au cours de son mandat, le président de la République a affirmé "le taux de chômage est en train de progressivement baisser".

Flexibilité

A cette fin, cet ancien ministre de l'Economie a insisté le premier volet de ses réformes, des ordonnances réformant le droit du travail qui ont été combattues sans succès par certains syndicats.

Avec "cette souplesse, cette flexibilité qu'on donne aux entreprises par le dialogue social, en particulier aux petites entreprises pour pouvoir justement recréer de l'emploi", a affirmé M. Macron, vêtu de son désormais classique costume bleu.

Pour une meilleure formation

Il a également longuement insisté sur la nécessité de mieux former les chômeurs. "Il faut beaucoup plus former les chômeurs", a-t-il insisté, tout en balayant les critiques qui l'accusent d'être un président favorable aux riches au détriment des humbles.

Depuis son élection en mai, Emmanuel Macron, partisan d'une parole présidentielle "rare", n'a donné que cinq interviews, médias français et internationaux confondus.

Mais depuis cet été sa popularité a lourdement chuté, passant de 60% d'approbation en juin à 44% en octobre, selon le baromètre Ifop/Fiducial.

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ATS