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La nouvelle Haut commissaire Michelle Bachelet va dénoncer pour a première fois devant le Conseil des droits de l'homme des abus dans différents pays (archives).

KEYSTONE/POOL AFP PHOTO/FABRICE COFFRINI

(sda-ats)

La nouvelle Haut commissaire de l'ONU Michelle Bachelet va affronter pour la première fois le Conseil des droits de l'homme. La session qui débute lundi à Genève, dernière pour la Suisse comme membre, s'annonce dense entre Rohingyas, Yémen, Venezuela ou Nicaragua.

Entrée en fonctions lundi dernier, l'ancienne présidente chilienne remplace le Jordanien Zeid Raad al-Hussein qui avait ciblé vigoureusement les violations dans de nombreux pays, y compris puissants, comme les Etats-Unis. Dès son premier jour, elle avait appelé à la libération immédiate de deux journalistes de Reuters condamnés par la justice birmane.

"Elle a vraiment le profil pour le poste", a dit à Keystone-ATS l'ambassadeur suisse auprès de l'ONU à Genève Valentin Zellweger. "Elle a la stature de l'ancienne cheffe d'Etat et connaît bien l’ONU à New York. Elle incarne aussi le message des droits de l’homme dans sa chair" comme ancienne opposante, torturée. Toutefois, selon lui, "la succession de M. Zeid ne sera pas facile tant il s’était forgé une réputation extrêmement crédible".

Autre indicateur, cette session sera aussi la première à avoir lieu entièrement sans les Etats-Unis depuis leur retrait de l'enceinte onusienne en juin. Lors de la précédente, "tout s'était bien passé. Nous verrons", estime M. Zellweger. D'autres appellent à ce que l'action importante des Etats-Unis sur certains pays soit portée par d'autres membres.

Etats-Unis à la manoeuvre

Même hors du Conseil, l'administration de Donald Trump continue à viser l'enceinte, qu'elle accuse d'obsession contre Israël et de faveurs à l'égard d'autres Etats. A la tête du Conseil de sécurité, l'ambassadrice américaine à l'ONU à New York Nikki Haley a organisé une réunion sur la situation au Venezuela et au Nicaragua, critiquant une inaction à Genève sur ces pays.

"Les Etats-Unis s'intéressent toujours à ce que nous faisons ici", rétorque le président du Conseil des droits de l'homme Vojislav Suc. Aussi bien le Venezuela que le Nicaragua devraient d'ailleurs être abordés. Un projet de résolution sur le premier circule pour obtenir une surveillance plus forte de la situation des droits de l'homme. Selon des sources convergentes, une majorité est probable.

"Il y a une prise de conscience grandissante des Etats du besoin de se prononcer sur ces deux crises des droits de l'homme avant qu'elles ne se détériorent", relève un responsable de Human Rights Watch (HRW), John Fisher. Outre la résolution sur le Venezuela, l'ONG souhaite un débat urgent sur le Nicaragua.

Le Haut commissariat aux droits de l'homme a dénoncé à plusieurs reprises de "possibles crimes contre l'humanité" au Venezuela, où au moins 120 personnes avaient été tuées dans des manifestations. Près de 1,6 million de personnes ont quitté ce pays en trois ans de crise politique et économique.

Yémen ou Burundi

Et au Nicaragua, une équipe du Haut-commissariat a été expulsée il y a une semaine après un rapport qui ciblait un usage disproportionné de la force par les forces de sécurité. La répression des protestations a fait près de 200 victimes ces derniers mois.

Mais plus encore que l'Amérique latine, la crise des Rohingyas sera au centre des travaux du Conseil prévus pour trois semaines. La Mission d'établissement des faits vient elle de recommander des poursuites pour génocide contre six hauts responsables de l'armée birmane, dont l'un était venu en 2017 en voyage officiel en Suisse.

Ce rapport est "d'une telle qualité et crédibilité qu'il a le potentiel de changer l'approche", dit M. Zellweger. "Le mot génocide n'a jamais été utilisé aussi clairement dans cette crise des Rohingyas". L'un des rapports les "plus accablants" sur lesquels le Conseil ait eu à se prononcer, renchérit également M. Fisher.

Au total, quelque 700'000 personnes ont fui l'Etat birman de Rakhine en raison des violences en un an. Le Conseil devra décider s'il lance un Mécanisme international de préservation des preuves (MIII), comme celui sur la Syrie. Il a la "responsabilité" de convertir rapidement les recommandations des enquêteurs qu'il a mandatés, estime M. Fisher.

Parmi les autres situations, les Etats suivront avec attention une éventuelle offensive sur Idleb en Syrie. Ils vont se pencher sur la prolongation du groupe d'experts sur le Yémen qui vient de dénoncer de possibles crimes de guerre. De même que celle de la Commission d'enquête sur le Burundi.

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ATS