Navigation

Sauter la navigation

Fonctionnalités principales

Première tournée sous tension au Proche-Orient pour Mike Pence

Initialement prévu fin décembre, ce déplacement de Mike Pence au Proche-Orient avait été repoussé après la décision unilatérale du président Trump sur Jérusalem.

Keystone/EPA/JIM LO SCALZO

(sda-ats)

Le vice-président américain Mike Pence est arrivé samedi au Caire, pour son premier déplacement au Proche-Orient. Sa tournée est marquée par les vives tensions nées de la décision controversée de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël.

L'avion du vice-président a atterri vers 15h30 locales (14h30 suisses) à l'aéroport du Caire. Accompagné notamment de son épouse Karen, M. Pence doit rencontrer le président Abdel Fattah al-Sissi. Un dîner est également prévu. Puis, le vice-président américain se rendra en Jordanie, avant de rejoindre dimanche soir Israël, dernière étape de sa tournée.

Initialement prévu fin décembre, ce déplacement de M. Pence au Proche-Orient avait été repoussé après la décision unilatérale du président Trump sur Jérusalem. Un choix qui a rompu avec des décennies de diplomatie américaine et avec le consensus de la communauté internationale. Cette fois, malgré la persistance des crispations doublée d'un contexte politique explosif aux Etats-Unis, la visite a été maintenue.

"Les rencontres du vice-président avec les dirigeants d'Egypte, de Jordanie et d'Israël font partie intégrante de la sécurité nationale de l'Amérique", avait argué vendredi la porte-parole de Mike Pence.

Quel rôle désormais pour Washington?

Sa visite au Caire survient par ailleurs au lendemain de l'annonce par le président Sissi, un allié des Etats-Unis qui dirige l'Egypte d'une main de fer, de son intention de briguer un nouveau mandat en mars 2018. Mais le contexte principal reste toutefois l'annonce américaine sur Jérusalem, qui a provoqué un tollé général dans la région et la colère des Palestiniens.

En réaction, ces derniers clament que les Etats-Unis ne peuvent plus prétendre à un rôle de médiateur dans le processus de paix que Donald Trump rêvait de relancer. Le statut de Jérusalem est l'une des pierres d'achoppement du processus de paix avec Israël, au point mort depuis 2014. Les Palestiniens entendent faire de Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

Donald Trump a aussi annoncé son intention de transférer à Jérusalem l'ambassade des Etats-Unis en Israël, qui se trouve à ce jour à Tel-Aviv comme c'est généralement le cas des missions diplomatiques étrangères.

Pas de rencontre Pence-Abbas

Les relations entre Washington et les Palestiniens ont encore été aggravées par la décision des Etats-Unis, cette semaine, de "geler" plus de la moitié de leurs versements prévus à l'agence de l'ONU pour les réfugiés de Palestine (UNRWA). Elle concerne une grande partie des plus de cinq millions de Palestiniens enregistrés comme réfugiés dans les Territoires, en Jordanie, au Liban ou en Syrie.

Les Palestiniens ont fait savoir qu'ils boycotteraient la visite de Mike Pence, qui ne rencontrera donc pas le président Mahmoud Abbas, contrairement à ce qui était initialement prévu en décembre.

La décision du président Trump sur Jérusalem avait provoqué des manifestations dans de nombreux pays arabes et musulmans, dont l'Egypte, où le grand imam d'Al-Azhar a annoncé en décembre son refus de recevoir M. Pence. Le pape des coptes (chrétiens) d'Egypte, Tawadros II, a lui aussi exprimé son refus de rencontrer le vice-président américain.

Mais les régimes arabes alliés de Washington sont tiraillés entre leur opinion publique hostile et leur puissant partenaire américain. C'est le cas notamment de l'Egypte et de la Jordanie, qui ont établi des liens géopolitiques ou de dépendance financière vis-à-vis de Washington. Après l'Egypte, et la Jordanie, M. Pence doit se rendre en Israël les 22 et 23 janvier pour des entretiens qui s'annoncent chaleureux avec notamment le premier ministre Benjamin Netanyahu.

Mots clés

Neuer Inhalt

Horizontal Line


Sondage Suisses de l'étranger

Sondage: clavier et main close up

Suisses de l’étranger, donnez-nous votre avis

Meinungsumfrage

subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.