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Le premier colloque national de promotion des droits sexuels a lieu samedi à Fribourg. Les organisations présentes y adopteront une "Déclaration sur les droits sexuels en Suisse". Son but: mieux faire connaître la santé sexuelle au grand public et inscrire les droits sexuels dans la loi.

Les droits sexuels sont les droits de l'Homme appliqués à la sexualité, comme le droit au respect de la vie privée, à la liberté de choix ou à l'intégrité physique, explique vendredi dans un communiqué la Fondation Suisse pour la santé sexuelle et reproductive. Ils comprennent par exemple le droit des adolescents à disposer d'informations fiables et exhaustives en la matière.

Droit à l'avortement

Le droit à l'avortement dans les 12 premières semaines de grossesse ou la non-discrimination des personnes homosexuelles, transsexuelles ou vivant avec le VIH en font également partie. Ils prévoient par ailleurs que les travailleurs du sexe puissent exercer dans un environnement sûr.

"La sexualité est une dimension naturelle et fondamentale de tout être humain", souligne la résolution qui sera adoptée samedi. La sexualité doit donc être reconnue comme un aspect positif de la vie et pouvoir être vécue sans violence, contrainte ni discrimination. Tout homme ou femme doit avoir le droit de se marier ou non et de décider d'avoir ou non des enfants, insiste le texte.

Lacunes

En Suisse, les droits sexuels ne sont pas directement inscrits dans la loi, poursuivent les deux associations qui organisent le colloque. Il y a par conséquent des lacunes dans certains domaines, comme l'éducation sexuelle ou l'accès aux soins médicaux pour certains groupes fragilisés.

La Fondation Santé Sexuelle Suisse et l'Aide suisse contre le Sida demandent donc que l'éducation sexuelle soit obligatoire à l'école. Elles veulent aussi que tous, même les femmes migrantes ou les travailleurs du sexe, puissent recourir à la contraception et bénéficier des conseils et soins nécessaires à leur santé sexuelle.

Une loi nationale

Pour pouvoir atteindre ces buts, la résolution demande aux autorités que la santé sexuelle soit inscrite dans une loi nationale sur la prévention. Elle préconise aussi la création d'une nouvelle loi pour éviter toute forme de discrimination.

Un projet de loi fédérale sur la prévention et la promotion de la santé est actuellement discuté au Parlement. Après avoir été accepté par le Conseil national, il a été refusé jeudi par les Etats. Les conseillers nationaux se pencheront donc à nouveau sur le dossier, qui ne contient pour l'instant aucune mention de droits sexuels.

ATS