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L'Arkansas a renoué vendredi avec la peine capitale (archives).

KEYSTONE/AP FILE/ERIC RISBERG

(sda-ats)

L'Etat de l'Arkansas, dans le sud des Etats-Unis, a procédé à la première exécution d'un condamné à mort depuis 12 ans. Ledell Lee, 51 ans, avait passé plus de 20 ans dans les couloirs de la mort. Il avait été condamné en 1993 pour le meurtre d'une femme.

Il a reçu à 23h56 jeudi soir (06h56 vendredi matin en Suisse) dans la prison de Cummins, à Little Rock, une injection mortelle composée de trois produits, dont l'un a soulevé un débat judiciaire. Il n'a fait aucune déclaration avant de mourir, selon les autorités pénitentiaires.

L'individu affirmait son innocence et demandait des tests ADN qui, aux dires de ses avocats, auraient démontré qu'il n'était pas le coupable de ce meurtre.

Il a été exécuté au terme d'une bataille juridique qui a mis en question certains aspects du recours à la peine de mort aux Etats-Unis. Jeudi soir, la Cour suprême des Etats-Unis a finalement rejeté des demandes de sursis de dernière minute.

"Ce soir, la sentence légale d'un jury, confirmée par les tribunaux tout au long de plusieurs décennies de contestations, a été exécutée", a déclaré dans un communiqué la procureure générale de l'Arkansas, Leslie Rutledge, après la première exécution dans cet Etat depuis 2005.

Vive controverse

Trois autres hommes doivent être exécutés avant fin avril, tandis que quatre autres condamnés à mort ont obtenu des sursis.

Cet Etat du sud avait planifié huit exécutions au total en onze jours d'ici fin avril, justifiant ce rythme inédit par la péremption à la fin du mois d'une substance utilisée dans les injections mortelles.

Ces condamnations "à la chaîne" soulèvent une vive controverse et font l'objet de batailles judiciaires dont certaines sont remontées jusqu'à la Cour suprême des Etats-Unis.

Ces batailles judiciaires portent notamment sur l'utilisation d'un sédatif, le midazolam, censé rendre inconsciente la personne avant que d'autres produits provoquent un arrêt cardiaque. Mais ce produit a été critiqué pour son effet parfois insuffisant, ce qui peut provoquer des souffrances.

ATS