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Premier feu vert à la helpline visant à prévenir la radicalisation

Prévu pour une durée de trois ans, le dispositif comprend une permanence téléphonique gratuite et l'instauration d'un groupe opérationnel présidé par le préfet de Lausanne (photo symbolique).

Keystone/AP/

(sda-ats)

Les élus vaudois ont nettement soutenu mardi, en premier débat, la mise en place d'une permanence téléphonique visant à prévenir la radicalisation et l'extrémisme violent. Seule la gauche de la gauche se distancie du projet lui reprochant des atteintes aux libertés.

Prévu pour une durée de trois ans, le dispositif comprend une permanence téléphonique gratuite et l'instauration d'un groupe opérationnel (GO) présidé par le préfet de Lausanne. Ce groupe sera composé d’assistants socio-éducatifs et de spécialistes en matière de santé et de sécurité. Il pourra s'adjoindre les conseils d'experts.

Pour l'écrasante majorité du plenum, le projet, qui répondait à une motion, est à saluer. "Dispositif bien réfléchi", outil "servant les intérêts sécuritaires", "satisfaction", les députés n'ont pas manqué de soutenir le texte défendu par la conseillère d'Etat Béatrice Métraux.

Crainte tout à gauche

Seule la gauche de la gauche s'est opposée à ce décret. Si le groupe Ensemble à gauche soutient l'idée d'une helpline, il conteste cependant certaines dispositions du texte, estimant qu'elles restreignent des libertés.

Parmi les points qui dérangent l'extrême-gauche, la possibilité pour le groupe opérationnel d'avoir accès aux données sensibles de personnes susceptibles de se radicaliser.

Par données sensibles, on entend notamment les opinions ou activités religieuses, philosophiques, politiques ou syndicales ou encore des des mesures d’aide sociale, a rappelé le député Hadrien Buclin (Ensemble à gauche). A ses yeux, l'accès à ces informations menace les libertés personnelles.

Largement accepté

Mais les arguments de l'extrême gauche n'ont pas fait mouche. A une très large majorité, le plenum a accepté en premier débat de valider ce texte qui devrait entrer en vigueur dès son acceptation finale par le Grand Conseil.

Pour rappel, en 2015, 2016 et 2017, le canton de Vaud a respectivement enregistré 300, 400 puis 625 signalements en lien possible avec la radicalisation. A ce jour, 165 situations sont dans le viseur de la police.

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