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Paul Ryan, le président de la Chambre des représentants, à l'issue de sa rencontre avec Donald Trump.

KEYSTONE/FR170079 AP/CLIFF OWEN

(sda-ats)

Le candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump a commencé à rencontrer jeudi à Washington les chefs de son parti. Certains d'entre eux traînent des pieds pour le soutenir à la présidentielle, au terme de primaires dont les plaies restent béantes.

La rencontre a été "excellente", s'est félicité le président du parti républicain Reince Priebus, qui soutient M. Trump, après avoir discuté avec lui. "Ce fut un pas en avant très positif vers l'unité du parti", a tweeté M. Priebus, à la tête d'une formation politique très divisée sur son désormais unique prétendant à la présidentielle.

Le cortège du milliardaire est arrivé en avance, peu avant 09h00 (15h00 en Suisse), au siège du parti républicain, immeuble à deux pas du Capitole qui était cerné de dizaines de caméras et de journalistes. Il y a rencontré Paul Ryan, le président de la Chambre des représentants.

M. Trump a salué la presse, sans faire de déclaration. Profitant de cet événement politico-médiatique, une douzaine de manifestants ont arpenté les alentours de l'immeuble, agitant des pancartes telles que "Trump est raciste".

Divergences profondes

M .Trump ne cherche pas simplement à obtenir une jolie photo de famille. Les divergences sont profondes et les enjeux immenses, à la fois financiers, le parti devant lever des centaines de millions de dollars, et politiques, les républicains craignant de perdre leur majorité au Congrès en novembre.

M. Ryan, un quadragénaire conservateur qui a entrepris en octobre de moderniser l'image du parti républicain, a surpris le monde politique en déclarant la semaine dernière qu'il n'était pas prêt en l'état à soutenir M. Trump. Cette annonce est d'autant plus fracassante qu'il présidera la convention d'investiture de Cleveland, du 18 au 21 juillet.

Gagner à l'ancienne

A ce stade, la perspective d'un candidat dissident à la présidentielle pour sauver l'honneur conservateur s'estompe. Les chefs républicains estiment qu'il y aurait plus à perdre en continuant à diviser le parti qu'en s'accommodant de M. Trump, quitte à le faire seulement pour la forme.

Le problème de responsables comme Mitch McConnell est urgent: comment sauver les meubles et conserver la courte majorité républicaine au Sénat? Depuis des mois, l'homme fort du Sénat disait espérer que le candidat présidentiel serait consensuel afin de produire un effet d'entraînement sur les candidats sénatoriaux, qui apparaîtront sur les mêmes bulletins de vote le 8 novembre.

Clairement déçu par la victoire de Donald Trump, M. McConnell fait contre mauvaise fortune bon coeur. "La plupart de mes collègues estiment qu'il a gagné à l'ancienne", a dit le cacique mardi. "Nous savons que Hillary Clinton représenterait quatre années supplémentaires de Barack Obama. Cela suffira à unifier les républicains".

ATS