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Premiers dégâts dus à la drosophile du cerisier

Ce contenu a été publié le 26 juillet 2014 - 12:48
(Keystone-ATS)

Trois ans après son apparition en Suisse, la drosophile du cerisier cause de premiers dégâts économiques. L'hiver clément a permis la survivance d'un plus grand nombre de ces petites mouches à ailes tachetées. Les combattre est ardu, même des insecticides n'en viennent pas à bout.

2014 est la première année où l'on enregistre des dommages dus à cet insecte nuisible venu d'Asie, a déclaré Stefan Kuske, expert auprès de l'institut Agroscope de Wädenswil (ZH), au service d'information agricole alémanique LID.

Les dégâts ne peuvent pas être chiffrés pour l'heure. L'infestation est différente d'une région ou même d'une exploitation à l'autre.

Le centre agricole Ebenrain de Sissach (BL) parle de dommages nettement supérieurs aux années précédentes. Un producteur de cerises a dû jeter toute sa récolte. Entre 30 et 40% des fruits sont atteints dans certaines fermes du canton de Zurich, selon le centre agricole de Strickhof Winterthour.

Pour Agroscope, l'hiver doux est en cause. Des mouches ont été trouvées dans les pièges même durant la saison dite froide, ce qui n'était pas le cas précédemment.

Appâts ou filets

Aucune stratégie de lutte n'a fait ses preuves contre la "drosophila suzukii", de son nom scientifique. Agroscope y travaille avec notamment des appâts liquides ou des filets couvrant les arbres. Les insecticides sont peu probants jusqu'ici et soumis à une autorisation spéciale.

En 2013, Agroscope écrivait que le poison n'est indiqué que lorsqu'une attaque menace directement la récolte. L'engagement préventif d'insecticide en revanche est "une perte de temps et d'argent".

Aussi les baies

En Suisse, la drosophile du cerisier a été trouvée pour la première fois en juillet 2011 sur des myrtilles au Tessin et des framboises aux Grisons. Agroscope craignait son apparition après des dégâts signalés en Italie et en France. Au printemps 2011, l'institut a créé un groupe de travail chargé de surveiller la progression grâce à un réseau de pièges.

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