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Les Saoudiennes ont pu essayer des voitures lors d'un salon automobile, en attendant l'entrée en vigueur de l'autorisation de conduire le 24 juin (archives).

KEYSTONE/EPA/STR

(sda-ats)

L'Arabie saoudite a commencé lundi à délivrer des permis de conduire à des femmes. Dans trois semaines, le décret royal autorisant les femmes à prendre le volant dans ce pays musulman ultra-conservateur entrera en vigueur.

"La Direction générale de la circulation a commencé aujourd'hui à remplacer des permis de conduire internationaux reconnus dans le royaume par des permis saoudiens, avant la date d'autorisation de conduire pour les femmes le 24 juin", indique une annonce officielle diffusée par l'agence SPA. L'Arabie saoudite est le seul pays au monde où les femmes n'ont pas le droit de prendre le volant.

En septembre 2017, le roi Salmane avait annoncé que cette interdiction serait levée en juin 2018, dans le cadre d'un programme de réformes inspiré par son jeune fils, le prince héritier Mohammed ben Salmane.

La remise lundi de permis saoudiens s'est déroulée "dans de nombreux endroits et dans différentes villes", selon SPA. Des responsables de la circulation avaient au préalable "vérifié les permis internationaux" et "évalué les capacités" des demandeuses "en les soumettant à un examen pratique", a ajouté l'agence.

Vague d'arrestations

Les réformes sociétales du prince Mohammed ben Salmane ont aussi permis la réouverture de salles de cinéma et l'organisation de concerts. Elles ont cependant été accompagnées le mois dernier d'une vague d'arrestations, notamment de femmes ayant milité pour le droit de conduire et pour la fin du système de tutelle masculine.

Au total, 17 personnes avaient été arrêtées pour avoir "porté atteinte" à la sécurité du royaume. Huit d'entre elles avaient été "temporairement libérées" dans l'attente de la fin d'une enquête. Des médias progouvernementaux saoudiens les ont qualifiées de "traîtres".

Des organisations de défense des droits humains ont dénoncé des arrestations. "Le prince héritier a été présenté comme un réformateur, mais la répression contre les voix dissidentes dans son pays n'a fait que s'intensifier depuis sa nomination" en juin 2017, a déclaré Samah Hadid, directrice des campagnes d'Amnesty International pour le Moyen-Orient.

Les Saoudiennes sont encore confrontées à de nombreuses restrictions. Elles doivent par exemple obtenir la permission d'un homme de leur famille pour leurs études ou leurs voyages.

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ATS