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Des agents relèvent des preuves après la prise d'otage, classée comme acte terroriste, qui a eu lieu à Melbourne.

KEYSTONE/EPA AAP/JULIAN SMITH

(sda-ats)

La police australienne a annoncé mardi matin qu'elle traitait comme un "événement terroriste" la prise d'otage intervenue la veille à Melbourne. Celle-ci a été revendiquée par le groupe djihadiste Etat islamique.

Le preneur d'otage, un homme d'origine somalienne, avait été abattu lundi matin par les policiers qui ont répliqué à ses tirs lorsqu'il est sorti d'un appartement-hôtel dans la banlieue de Melbourne. Il s'y était retranché avec une escort-girl.

"Nous traitons cela comme un événement terroriste", a déclaré le chef de la police de l'Etat de Victoria (sud), Graham Ashton, peu après la revendication de cette prise d'otage par le groupe Etat islamique, mardi, via son agence de propagande Amaq.

"L'exécutant de l'attaque de Melbourne en Australie est un soldat de l'Etat islamique qui a mené à bien cette opération en réponse aux appels à viser les citoyens des pays membres de la coalition" internationale en Syrie, a affirmé Amaq.

Cette revendication est intervenue alors que la police antiterroriste australienne affirmait jusqu'alors que l'hypothèse terroriste n'était qu'"une possibilité envisagée dans l'enquête".

Appel à la radio

La femme prise en otage est sortie indemne de la fusillade. Trois policiers ont été blessés sans que leurs jours ne soient en danger, a précisé la police. Les forces de l'ordre étaient intervenues après avoir été informés d'une explosion dans l'appartement.

L'homme a été identifié comme Yacqub Khayre, 29 ans. C'est lui qui aurait tué l'Australien d'origine chinoise retrouvé mort par les policiers dans les parties communes de l'hôtel, victime d'"une blessure par balle".

Selon la police, le preneur d'otage aurait appelé une station de radio locale pour déclarer: "Ceci est pour l'EI, ceci est pour Al-Qaïda".

Depuis 2014

Les autorités australiennes craignaient de nouvelles attaques djihadistes après les quatre attentats, dont le meurtre d'un policier à Sydney par un adolescent de 15 ans, qui ont visé le pays ces dernières années. Selon elles, 12 attaques ont été déjouées et 61 personnes inculpées depuis que le niveau d'alerte a été relevé en septembre 2014.

Une coalition internationale emmenée par Washington et à laquelle appartient l'Australie mène des raids aériens contre le groupe Etat islamique en Irak et Syrie depuis l'été 2014.

Lundi, la ministre australienne de la Défense Marise Payne avait dit son inquiétude face aux jihadistes qui rentrent chez eux pour commettre des attentats après s'être aguerris dans les rangs du groupe Etat islamique au Moyen-Orient.

Les combattants de l'EI "rentreront chez eux avec des compétences acquises sur le champ de bataille, avec une idéologie endurcie, ils reviendront en colère, frustrés, et nous devons en avoir conscience", avait-elle dit au début d'une réunion à laquelle participaient aussi le chef du Pentagone Jim Mattis, le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson et son homologue australienne Julie Bishop.

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ATS