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Le Conseil fédéral fait contre mauvaise fortune bon coeur concernant le prix du livre. Opposé au départ à la loi, il est désormais tenu de la soutenir faute de pouvoir défendre une opinion contraire au Parlement. Le ministre de l'économie Johann Schneider- Ammann s'est plié mardi à cette obligation.

La réglementation du prix du livre a été rédigée par les Chambres fédérales contre l'avis du gouvernement. Ce dernier y voyait une atteinte au libre marché et doutait qu'elle permette de maintenir une large offre et l'accès du plus grand nombre aux livres.

Röstigraben

Le Conseil fédéral avait d'ailleurs refusé en 2007 de réintroduire le prix unique qui prévalait auparavant en Suisse alémanique. En Suisse romande, le prix du livre est libre depuis les années 1990.

Une barrière de rösti pourrait marquer la votation du 11 mars. Un des points de la nouvelle réglementation concerne en effet les gains de change sur les prix des livres importés. Un phénomène qui frappe surtout la Suisse romande. A l'avenir, avec la nouvelle loi, le Surveillant des prix pourra proposer au gouvernement de fixer des écarts maximaux.

La nouvelle loi concrétise une initiative déposée en 2004 par feu le conseiller national Jean-Philippe Maitre (PDC/GE) pour encourager la diversité culturelle en préservant notamment les petites librairies face aux tarifs agressifs des grandes surfaces.

ATS