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Prix Martin Ennals: Turque, Afro-Colombien et Soudanais en course

Le bénéficiaire du Prix en 2017 Mohamed Zaree a été interrogé récemment dans les poursuites contre lui.

KEYSTONE/AP/NARIMAN EL-MOFTY

(sda-ats)

Une avocate turque, un Afro-colombien et un demandeur d'asile soudanais détenu dans un centre australien en Papouasie-Nouvelle-Guinée sont en lice à Genève pour le Prix Martin Ennals. Ce Nobel des défenseurs des droits de l'homme sera dévoilé le 13 février.

L'avocate Eren Keskin lutte depuis plusieurs décennies pour les libertés fondamentales en Turquie. Elle a défendu en particulier les droits des Kurdes, des femmes et des LGBTI. Condamnée à 12 ans et demi de prison en mars dernier, elle doit être jugée en appel pour avoir "insulté" le président turc Recep Tayyip Erdogan.

Elle est poursuivie sur près de 150 chefs d'accusation "pour avoir été solidaire avec un journal d'opposition", a-t-elle affirmé. Et d'appeler à la solidarité.

Il y a quelques jours, après le décès du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, son interdiction de quitter le territoire a été levée. Mais "elle a toujours dit qu'elle préférait aller en prison que fuir", a affirmé devant la presse le directeur de la Fondation Martin Ennals, Michael Khambatta.

Autre finaliste, l'Afro-Colombien Marino Cordoba Berrio a défendu les terres de sa communauté dont une grande partie a été expulsée il y a plus de 20 ans malgré la reconnaissance de ses droits. Face à des menaces permanentes de "différents intérêts", il a quitté le territoire il y a une quinzaine d'années jusqu'en 2012. Son fils a été tué sans qu'il sache si un lien peut être établi avec son travail.

Dix ONG

Il fait partie d'une Commission ethnique pour la paix et la défense des droits territoriaux établie pour participer à l'application de l'accord de paix de 2016 en Colombie. Mais il reste victime de menaces et accompagné en permanence par une escorte armée. "Nous avons été exclus politiquement, socialement et économiquement et nous avons été également affectés par la guerre", dit-il.

Le défenseur des droits des réfugiés Abdul Aziz Muhamat est lui détenu depuis 2013 en Papouasie-Nouvelle-Guinée depuis que son bateau a été intercepté. La police locale lui a tiré dessus et il fait partie des principaux hommes retenus sur l'île de Manus à dénoncer les conditions très difficiles. Il est désormais ciblé par l'Australie et les autorités locales. "Je continuerai" cette lutte, affirme-t-il.

Et parmi les anciens lauréats, la situation ne change pas pour certains. Celui de 2017, Mohamed Zaree, a lui été récemment interrogé pour la première fois dans la procédure contre lui, une "avancée". Et une finaliste de la même année est la première à être restée après sa venue et attend toujours une décision sur sa demande d'asile.

Le prix sera remis le 13 février lors d'une cérémonie organisée par la Ville de Genève, a souligné mercredi la Fondation Martin Ennals. Il est attribué chaque année par dix organisations, dont Amnesty International, l'OMCT, la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) ou encore Human Rights Watch (HRW).

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