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"Oui au livre"! C'est par ce cri du coeur que les défenseurs d'un prix unique lancent leur campagne en vue de la votation fédérale du 11 mars. La loi soumise au peuple, qui fait l'objet d'un référendum, est "un instrument de politique culturelle unique" qui ne fera que des gagnants à leurs yeux.

Les trois associations professionnelles d'éditeurs et de libraires du pays ont choisi une petite librairie, jeudi à Berne, pour plaider en faveur de la loi sur la réglementation du livre.

Pour Françoise Berclaz, présidente de l'Association des libraires romands, il s'agit de défendre la diversité culturelle: la guerre des prix entre les grands groupes a fait disparaître une cinquantaine de librairies en Suisse romande ces dernières années.

Absence de réglementation

Le livre est un produit "pas comme les autres", a renchéri Pascal Vandenberghe, directeur général de Payot Libraire. Une absence de réglementation, comme on la connaît en Suisse romande depuis 1993, nuit à la "bibliodiversité", soit "une production large et riche, accessible à tous à travers un réseau de librairies dense et à des prix acceptables pour les consommateurs".

La loi donnera le pouvoir à M. Prix d'intervenir s'il constate des prix abusifs. Pour le directeur général de Payot, elle empêchera à l'inverse la sous-enchère, "qui fait du livre un produit d'appel pour des entreprises multiproduits qui compensent ces actions par la vente d'autres produits à plus forte marge".

Une longue gestation

Le prix du livre a déjà été fixé par le passé en Suisse alémanique. Mais la Commission de la concurrence (Comco) est intervenue et le Tribunal fédéral lui a donné raison en 2007. En Suisse romande, un accord dans la branche du livre a existé jusqu'en 1992, avant d'être cassé par la Comco.

En 2004, feu le conseiller national Jean-Philippe Maitre (PDC/GE) avait déposé une initiative parlementaire en faveur d'un prix unique du livre, exigeant une sorte d'exception culturelle. La loi qui passe en votation le 11 mars prochain en est la concrétisation.

ATS