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L'oreillard brun a été désigné animal de l'année 2012 par Pro Natura. En mettant à l'honneur cette chauve-souris menacée, l'organisation écologiste entend attirer l'attention sur l'état préoccupant de la biodiversité en Suisse dans les forêts.

Grâce à ses oreilles - les plus grandes parmi tous les êtres vivants par rapport à leur taille -, l'oreillard brun détecte ses proies grâce aux bruits qu'elles font. Son ouïe surdéveloppée lui permet même de s'orienter entre son lieu de repos et son secteur de chasse à travers l'écho de ses cris sur les haies ou les vergers. Ses allers et retours sont en effet toujours identiques.

Paysages trop lisses

Or, les cris des oreillards ne ricochent plus sur rien "dans nos paysages uniformes axés sur l'efficacité", estime Bastien Amez-Droz. Selon ce spécialiste cité dans le communiqué diffusé mardi par l'association, la chauve-souris est de plus en plus privée de points d'orientation, comme dans un désert.

L'oreillard brun dispose en outre de moins en moins de lieux pour se loger et se reposer en forêt. En Suisse, les arbres sont en effet abattus avant que des fentes dans l'écorce ou le tronc, apparaissant avec l'âge, ne s'y développent. Ces cavités offrent pourtant aux chauves-souris un logement forestier apprécié. Conséquence: l'habitat naturel de ces animaux est en recul.

Pro Natura exige donc que soient créés davantage de réserves forestières et que des îlots de vieux arbres et de bois mort sur pied soient conservés dans les forêts exploitées. Les forêts diversifiées offrent en effet davantage de nourriture - sous forme d'insectes - et de logements aux chauves-souris.

ATS