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Les organisateurs du Carnaval des Bolzes, à Fribourg, craignent de tomber dans les chiffres rouges. Les frais augmentent, le nombre de donateurs s'érode, et la Banque cantonale de Fribourg lâche cette manifestation typique qui a lieu chaque année en vieille ville.

La Banque cantonale figurait parmi les principaux sponsors en versant 5000 francs par an. Elle a encore participé à la 47e édition cette année, mais a annoncé ce printemps son retrait dès 2016 pour cause de réorientation de ses aides financières.

Le dernier budget du carnaval dépassait les 100'000 francs. Les chiffres définitifs de la dernière édition, du 13 au 17 février 2015, ne sont pas encore connus. Mais selon le comité d'organisation, ils seront sûrement rouges, ce qui n'est pas arrivé depuis des années.

Une septantaine de donateurs soutiennent le carnaval en versant entre 100 et 500 francs. Mais il devient toujours plus difficile de les fidéliser, a expliqué à l'ats Cindy Berger, vice-présidente du comité, confirmant des informations parues jeudi dans La Liberté.

Chars en voie de disparition

Parallèlement, les exigences d'encadrement sécuritaire et sanitaire entraînent des coûts de plus en plus élevés. Une piste pour accroître les recettes pourrait consister à augmenter le prix de l'entrée pour le grand cortège du dimanche, actuellement à 10 francs.

Mais les organisateurs rechignent à faire payer davantage pour assister à un cortège dont le nombre de chars a chuté. Il n'y en avait que cinq cette année, soit la moitié moins que l'an passé. Certaines sociétés sont en mal de locaux pour fabriquer les chars.

Le comité a rendez-vous avec les autorités de la Ville de Fribourg fin août, notamment pour discuter de cette pénurie de locaux. Financièrement, la Ville de Fribourg subventionne la manifestation à hauteur de 6000 francs. S'y ajoutent 4000 francs en cas de déficit.

Démission du président

Les organisateurs espèrent trouver rapidement des solutions, car les premiers événements liés au carnaval commencent déjà en novembre. Pour couronner le tout, leur président Alain Rappo jette l'éponge: il a démissionné en juin, après près de neuf ans à ce poste.

Des milliers de personnes affluent chaque année au Carnaval des Bolzes. L'un des points d'orgue de l'événement est la "mise à mort" du grand Rababou, coutume consistant à détruire par le feu une poupée géante, sorte de Bonhomme Hiver.

ATS