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Le procès impliquant l'ex-patron du FMI Dominique Strauss Kahn (DSK) est entré dans le vif du sujet mardi à Lille avec l'audition de René Kojfer, figure centrale de "l'affaire du Carlton". L'ancien chargé des relations publiques de cet hôtel nie avoir organisé un réseau de prostitution et d'en avoir profité.

M. Kojfer, 74 ans, est accusé de proxénétisme aggravé pour avoir organisé un réseau de prostitution de haut vol. Mais devant les juges, il a rejeté ces accusations, affirmant qu'il s'était contenté de rendre service à des amis en leur présentant des prostituées qu'il connaissait.

C'est au cours d'une de ses conversations téléphoniques, écoutées par la police, qu'est apparu alors pour la première fois le nom de "DSK".

A l'ouverture du procès lundi, l'ancien directeur du Fonds monétaire international (FMI) avait assuré qu'il n'avait jamais rencontré M. Kojfer, pas plus que le souteneur Dominique Alderwereild, alias "Dodo la Saumure", employeur de prostituées en Belgique.

"DSK" a également assuré n'être "jamais" allé au Carlton, l'hôtel de luxe de Lille qui a donné son nom à l'affaire parce que René Kojfer est soupçonné d'y avoir fait venir des prostituées. Deux autres ex-employés de l'hôtel, Francis Henrion, son ancien propriétaire, et Hervé Franchois, son ex-directeur, sont aussi apparus mardi à la barre.

C'est à ce premier cercle de connaissances que les policiers se sont d'abord intéressés début 2011 avant que l'enquête ne mette en lumière d'autres canaux présumés de prostitution.

"DSK" ne reviendra pas témoigner avant le milieu de la semaine prochaine devant le tribunal correctionnel de Lille dans un procès qui doit durer au total au moins trois semaines.

"Des gens courtois"

Cheveux au carré, petites lunettes et tenue sombre, la dénommée "Jade", qui a travaillé dans des clubs belges tenus par "Dodo la Saumure", a déclaré mardi s'être rendue à trois ou quatre reprises dans un appartement proche du "Carlton". Là, elle aurait retrouvé René Kojfer, rencontré chez "Dodo", a-t-elle dit. Des propos validés par René Kojfer, qui a reconnu un rôle d'entremetteur.

Interrogée sur son sentiment à l'égard des prévenus, la jeune femme a répondu: "Mitigé (...) C'était classe, c'était pas la grosse boucherie. Ces gens étaient courtois, ce n'était pas dans une ambiance où on se sentait diminué", a-t-elle dit.

Quant aux autres prévenus, dont le cas sera abordé plus tard, demande le président? "Je leur en veux", a-t-elle dit. "Car ils savaient qu'ils me présentaient quelqu'un de public", a ajouté "Jade", sans jamais prononcer le nom de DSK. "Moi, ce bonhomme-là, je ne le connaissais pas", a-t-elle ajouté.

Un non-lieu

DSK est soupçonné dans cette affaire d'avoir été le "pivot central" de "parties fines" organisées avec des prostituées entre 2008 et 2011 à Lille, Bruxelles, Paris et Washington. L'ex-figure du PS a toujours clamé son innocence, disant ne pas savoir que les femmes rencontrées étaient des prostituées. Le parquet avait requis un non-lieu.

La défense de Dominique Strauss-Kahn n'a pas varié: adepte du libertinage, pas amateur de prostituées, il ignorait la qualité des jeunes femmes participant aux soirées. Quatorze personnes sont poursuivies dans cette affaire, treize pour proxénétisme aggravé notamment et une quatorzième pour complicité de délits financiers.

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ATS