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Le procureur général Daniel Zappelli a demandé mercredi au Tribunal de police de Genève d'acquitter l'ancien président de la Banque cantonale de Genève (BCGE) Dominique Ducret. Le magistrat a déclaré avoir un doute sur la culpabilité de l'ex-conseiller national.

Il a en revanche requis une peine de prison avec sursis de douze mois à l'encontre des deux autres accusés de la procédure, à savoir l'ancien directeur général de la BCGE Marc Fues et le promoteur et ex-président du Servette FC Carlo Lavizzari. A ses yeux, les deux hommes sont coupables de gestion déloyale aggravée.

Les faits, qui remontent aux années 1990, concernent les crédits accordés par la BCGE à Carlo Lavizzari. Selon M. Zappelli, Marc Fues serait intervenu auprès du promoteur pour qu'il prenne le contrôle de la Rente immobilière (RISA), un dossier à risque qui pouvait entraîner d'importantes pertes pour la banque.

Tours de passe-passe

Grâce à d'ingénieux tours de passe-passe, les deux hommes auraient dissimulé l'endettement du groupe RISA auprès de la BCGE, évitant ainsi à la banque de devoir constituer de substantielles provisions et lui permettre d'afficher des comptes bénéficiaires. M. Lavizzari aurait reçu des avantages financiers en échange de son aide.

"Marc Fues est celui qui maîtrise totalement les rouages et les montages" de cette affaire, a relevé M. Zappelli. Il est "l'araignée tisseur de toile et de secrets". Accusé de complicité de gestion déloyale aggravée, Carlo Lavizzari tient dans cette histoire le rôle du "Florentin", rusé et habile.

L'ancien directeur général de la BCGE n'a jamais osé dire la vérité. A force de tricherie avec les comptes, notamment en surévaluant la valeur de RISA, "on se retrouve dans une situation où l'on est obligé de mentir", a souligné M. Zappelli. Marc Fues a par ailleurs veillé à ce que Carlo Lavizzari "soit avantagé".

ATS