Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Le procès en appel des responsables présumés de la débâcle de la Banque cantonale de Genève (BCGE) pourrait tourner court. La défense a demandé lundi que le Ministère public abandonne les poursuites à l'encontre des trois accusés.

L'accord financier révélée la semaine dernière entre Ernst & Young et l'Etat de Genève est venu brouiller les cartes lors de ce premier jour de débats. Cet arrangement entraîne le retrait par le parquet des poursuites contre les deux ex-réviseurs de la banque, anciens employés de la société fiduciaire.

Aujourd'hui, seuls trois personnes se retrouvent sur le banc des accusés, à savoir l'ancien directeur général de la BCGE Marc Fues et son adjoint René Curti, condamnés en première instance pour faux dans les titres, ainsi que l'ancien président de la banque Dominique Ducret, qui, lui, a bénéficié d'un acquittement.

"Cocus de l'affaire"

Christian Lüscher, l'avocat de Marc Fues, n'a pas manqué de souligner la différence de traitement dont ont fait l'objet les prévenus de la part de l'accusation. "Le retrait des poursuites à l'encontre des anciens réviseurs équivaut au retrait des poursuites pour tout le monde", a-t-il estimé.

"Nous sommes les cocus de l'affaire", a poursuivi l'avocat, en parlant des trois accusés et de leurs conseils. A ses yeux, le Ministère public, qui a fait appel pour contester le jugement rendu en première instance contre les cinq accusés, doit aller jusqu'au bout de son raisonnement et laisser tomber toutes les poursuites.

Le procureur Jean-Bernard Schmid a expliqué que la situation des trois prévenus et celle des ex-réviseurs de la banque étaient différentes. Les anciens employés d'Ernst & Young ne pourraient être tenus responsables que de négligence, une faute qui ne relève pas du pénal, a-t-il argumenté. Les juges rendront leur décision mardi matin.

ATS