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La commune de Casale Monferrato, où était basée une des usines de la société Eternit S.p.A Gênes, a accepté une offre d'indemnisation de 18,3 millions d'euros du milliardaire suisse Stephan Schmidheiny. En échange, elle se retirera de la liste des parties civiles du procès des victimes de l'amiante.

Le conseil communal de cette ville du Piémont a pris cette décision au terme d'une séance de six heures et demie dans la nuit de vendredi à samedi. La séance a dû être suspendue à quatre reprises en raison des protestations des citoyens, alors que des centaines de personnes ont assisté au débat.

L'argent sera utilisé pour l'assainissement de l'amiante, la recherche médicale et le soutien aux victimes, a expliqué le syndic Giorgio Demezzi. Le conseil communal a également approuvé un amendement prévoyant la création d'une commission "non politique" chargée de contrôler l'utilisation de ces fonds.

Renoncer à toute action légale

L'offre, qui stipule aussi que la commune renonce à entreprendre toute action légale à l'avenir, a été faite par Becon, l'une des sociétés de M. Schmidheiny. En mars, cette société s'était déclarée prête à dédommager les habitants de Casale Monferrato, "en considération du grand nombre des victimes de l'exposition à l'amiante". Elle rejetait toutefois toute responsabilité.

Cette ville de 36'000 habitants abritait l'une des plus grandes usines d'Eternit en Italie. Témoignant devant le tribunal de Turin l'an dernier, M. Demezzi avait affirmé que la contamination à l'amiante fait "encore 50 morts par année" dans sa cité. Et le maximum sera atteint en 2020.

Le parquet de Turin a requis en juillet une peine de vingt ans de prison contre les ex-propriétaires du groupe d'amiante italien Eternit S.p.A Gênes, Stephan Schmidheiny et le baron belge Louis de Cartier. La défense a quant à elle plaidé l'acquittement des deux hommes, accusés d'être responsables du décès de près de 3000 personnes dans les quatre usines transalpines du groupe. Le verdict est atttendu le 13 février.

ATS