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Le procès du promoteur Carlo Lavizzari se poursuit. Le président du Tribunal de police de Genève, Patrick Monney, a rejeté la demande de suspension des débats réclamée par deux des trois accusés. L'audition des prévenus est programmée pour mercredi.

Lundi, à peine ouvert le procès, Dominique Warluzel, l'avocat de Carlo Lavizzari, et Christian Lüscher, le défenseur de l'ancien directeur général de la Banque cantonale de Genève (BCGE) Marc Fues, avaient lancé une attaque frontale en demandant le report des débats.

Les deux avocats estimaient qu'il fallait attendre le jugement en appel ce printemps dans la procédure principale portant sur la débâcle de la BCGE avant de conduire ce procès. Tant le procureur général Daniel Zappelli, que Jean-Marie Crettaz, le défenseur de la BCGE, avaient plaidé pour la poursuite des débats.

Gestion déloyale

Carlo Lavizzari doit répondre de complicité de gestion déloyale aggravée. Marc Fues et l'ancien président de la BCGE Dominique Ducret sont pour leur part poursuivi pour gestion déloyale aggravée. Le promoteur est accusé d'avoir obtenu des faveurs des anciens dirigeants de la banque en échange de ses services.

L'affaire porte sur les crédits accordés à la fin des années nonante à Carlo Lavizzari et à son groupe, la Rente immobilière (RISA). Le Ministère public reproche aux trois hommes d'avoir dissimulé l'endettement du groupe du promoteur auprès de la BCGE.

La banque s'est ainsi évité de devoir constituer des provisions sur ces affaires à risque et a ainsi pu présenter durant plusieurs exercices des comptes bénéficiaires. En échange, Carlo Lavizzari aurait obtenu de Marc Fues et Dominique Ducret des faveurs, comme des prêts sans intérêt, ou sans échéance de remboursement précise.

ATS