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Mandaté par la justice, le médecin légiste portugais Duarte Nuno Vieira s'est montré catégorique mardi lors du procès de Laurent Ségalat. A ses yeux, la mort de Catherine Ségalat est bien un meurtre et non pas le résultat d'une chute dans les escaliers.

Très attendu après les affirmations vendredi dernier des deux spécialistes engagés par la défense, le professeur portugais n'a pas varié d'un iota de sa position. "Je privilégie absolument la thèse de l'agression", a-t-il déclaré devant le Tribunal criminel de la Côte.

Plusieurs explications

Passant en revue toutes les lésions de Catherine Ségalat, décédée le 9 janvier 2010 à Vaux-sur-Morges (VD), il a estimé qu'elles étaient "très favorables à une agression et très mal expliquées par une seule chute". Vendredi sa consoeur parisienne Dominique Lecomte, mandatée par la défense, avait expliqué le contraire.

Dominique Lecomte a été "partielle mais pas partiale", a relevé Duarte Nuno Vieira en reprenant l'expression du procureur vaudois Eric Cottier. Les propos de Dominique Lecomte, "c'est une explication, mais il y a d'autres explications".

Chute pas exclue

Cependant, le professeur portugais reconnaît que l'"on ne peut pas exclure complètement" que la principale plaie à l'arrière de la tête de Catherine ait été causée par une chute sur une marche de l'escalier de la maison. Mais il faut aussi expliquer tout le reste, a-t-il tout de suite enchaîné, soulignant à quel point nombre de lésions constatées peuvent avoir été commises, par exemple, par un des marteaux retrouvés sur place.

Les déclarations choc du légiste portugais ont fait passer au second plan les nombreux témoignages apportés durant la journée en faveur de Laurent Ségalat. A l'unisson, la famille, des collègues ou des proches ont défilé à la barre pour dire à la fois les qualités humaines de l'accusé et leur impossibilité d'imaginer "une seconde" qu'il ait pu commettre le moindre mal à sa belle-mère.

"Calme, drôle, attentionné"

De nombreux témoins ont insisté sur le désintérêt quasi complet de Laurent Ségalat pour les questions d'argent.

Deux filles de l'accusé sont aussi venues témoigner. Elles ont assuré que leur père avaient toutes les qualités ou presque: "calme, drôle, attentionné" et connaissant à ce moment-là une des périodes les plus heureuses de sa vie.

ATS