Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Le procureur du canton de Vaud a requis jeudi 16 ans de prison contre Laurent Ségalat pour le meurtre de sa belle-mère. Eric Cottier a appelé le tribunal "à la mesure" parce que le mobile de l'agression et son déroulement exact ne sont pas connus.

Au cours d'un réquisitoire de près de deux heures et demie, M. Cottier a passé méthodiquement en revue toute l'affaire, de la personnalité de Laurent Ségalat jusqu'aux incertitudes finales. Aux yeux du procureur, l'accusé a des "qualités absolument remarquables", en particulier dans sa capacité à se mettre "au service des gens et des causes. Il veut faire du bien" par ses travaux de chercheur et son engagement lors des Téléthons.

"Seulement voilà", a presque soupiré le procureur: toutes ces vertus et l'ensemble des sentiments qu'elles inspirent doivent être mis de côté afin que la justice puisse être rendue. Le constat doit être fait: "tout n'est pas extraordinaire et Laurent Ségalat menait en 2009 une double vie", a argumenté M. Cottier, qualifiant cette fois l'accusé de "dissimulateur".

Thèse de la chute écartée

Passant à des éléments plus factuels, le procureur vaudois a rejeté la chronologie du fatal 9 janvier 2010. Pour lui, Laurent Ségalat est arrivé dès 18h30 à Vaux-sur-Morges (VD). Ensuite, "Catherine Ségalat a bel et bien été frappée", a martelé Eric Cottier.

Balayant sans hésiter les rapports des spécialistes engagés par la défense, le procureur a écarté les thèses d'une chute seule et d'un rôdeur pour expliquer la mort de la belle-mère de Laurent. C'est bien l'accusé qui est l'auteur du meurtre commis "de sang froid", a-t-il ajouté.

Il n'y a pas de doute "raisonnable" dans cette affaire, a encore souligné l'avocat général. Il a rappelé qu'il ne fallait pas confondre cette notion avec un doute théorique ou philosophique qui ne suffit pas. La défense plaide vendredi matin. Le verdict doit être annoncé en fin d'après-midi.

ATS