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Les experts scientifiques de la défense ont marqué des points vendredi au troisième jour du procès de Laurent Ségalat. La médecin légiste française Dominique Lecomte, comme le spécialiste zurichois du transit gastrique Michael Fried, ont largement semé le doute sur les affirmations de l'accusation.

Très attendue, la Parisienne Dominique Lecomte, 66 ans et près de 20'000 autopsies à son actif, a livré son analyse des dossiers établis par la médecine légale vaudoise sur la victime Catherine Ségalat et son beau-fils Laurent, accusé de l'avoir tuée à Vaux-sur-Morges (VD) le 9 janvier 2010.

A ses yeux, les lésions de Catherine Ségalat ne sont pas compatibles avec la thèse d'une personne qui aurait été blessée en se défendant. Dominique Lecomte a détaillé chaque plaie pour montrer que ça ne collait pas avec le scénario d'une femme de 66 ans attaquée par son beau-fils de 46 ans à l'époque et qui, de plus, se serait servi d'un marteau.

La principale plaie à l'arrière de la tête lui a fait penser à une chute dans l'escalier, avec en particulier deux impacts qui correspondraient à une marche cassée qui présente deux aspérités. Cette fracture n'en est pour autant "pas à l'origine de la mort". C'est bien plus le très important saignement qui aurait entraîné le décès.

Horaire impossible

Dans la matinée, le professeur zurichois Michael Fried s'est montré encore plus catégorique sur la problématique du transit gastrique et de l'heure du décès.

A son avis de spécialiste mondial du domaine, selon ses propres termes, "on connaît aujourd'hui exactement comment un estomac humain vide un repas". Cette science a fait de grands progrès et si l'on dispose d'assez d'informations sur le cas, il est tout à fait possible de s'exprimer sur ces questions.

Engagé par la défense, le professeur de l'Hôpital universitaire de Zurich est arrivé à la conclusion que le décès, estimé entre 15h15 et 21h00 selon le rapport d'autopsie, est survenu à un moment où l'accusé n'était pas encore à Vaux-sur-Morges.

ATS