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La défense de Laurent Ségalat, accusé du meurtre de sa belle-mère, a encaissé les coups jeudi au deuxième jour du procès. Des gouttelettes et des traces de sang ont desservi la cause de l'accusé, tandis qu'un témoin a clairement évoqué des problèmes d'argent.

Trois policiers qui ont participé à l'enquête ont été interrogés en matinée, dont une spécialiste des traces de sang. Selon elle, il y a "un événement sanglant" qui ne correspond pas aux explications données par Laurent Ségalat. Des minuscules gouttelettes de sang pur ont été découvertes sous le col de la chemise de l'accusé.

Ebranlée par cette affirmation, la défense est parvenue malgré tout à faire dire à la spécialiste qu'elle ne pouvait "pas exclure" que ces gouttelettes soient arrivées à cet endroit au cours des tentatives longues et frénétiques de Laurent Ségalat pour réanimer sa mère.

Une morte se relève

Autre élément problématique pour la défense, le dessous des pieds de Catherine Ségalat portaient des traces de sang. Jacques Barillon, l'avocat de la famille de la victime, a jugé qu'il fallait donc imaginer qu'une morte se soit relevée et ait mis ses deux pieds, bien posés, dans son sang.

Après ces considérations techniques, les témoins se sont succédé à la barre. La compagne de Laurent Ségalat a affirmé qu'elle jugeait "vraiment impossible" qu'il ait commis ce meurtre. Elle a réfuté également avoir "griffé" son compagnon au visage comme lui-même l'avait laissé entendre dans un premier temps.

A ses yeux, Laurent privilégie systématiquement la discussion pour régler les litiges. Jamais il n'use de la force et s'en va si vraiment la situation devient insupportable.

Peu flatteur

Ces déclarations positives ont été suivies par des prises de position nettement moins flatteuses. La femme de ménage qui travaillait depuis plus de 20 ans à Vaux-sur-Morges (VD) s'est dite "sûre et certaine qu'il y eu une bagarre entre Laurent et sa mère" le fatal 9 janvier 2010.

Une très ancienne amie de Catherine a également dressé un portrait peu flatteur de Laurent, querelleur pour des sujets dérisoires et peu reconnaissant quand il recevait des coups de main importants.

ATS