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L'avocat d'Helvetia Nostra, Pierre Chiffelle, a déposé 30 requêtes d'effet suspensif contre des projets de construction en Valais au nom de voisins qui ne l'avaient pas mandaté, a indiqué vendredi le gouvernement valaisan. Le PLR valaisan va dénoncer Me Chiffelle à l'autorité de surveillance des avocats.

"Dans 30 cas, Pierre Chiffelle a saisi le Conseil d'Etat d'une requête d'effet suspensif pour le compte de l'association et pour le compte de tiers sans procuration de ces derniers", a indiqué Maurice Tornay en réponse à une question urgente posée par le PLR en session du Grand Conseil valaisan. "Pierre Chiffelle a par la suite déposé les recours au seul nom d'Helvetia Nostra", a encore précisé le conseiller d'Etat.

Masse de recours

Contacté par l'ats, Pierre Chiffelle relativise la gravité des faits. Il admet dans onze cas une "confusion regrettable qui ne devrait pas arriver" mais qui s'explique par la masse de recours à traiter à ce moment-là. Les 19 autres cas concernent un seul et même opposant qui a finalement renoncé à faire recours après l'avoir envisagé dans un premier temps.

La procédure valaisanne impose de demander l'effet suspensif dans les dix jours pour empêcher le début travaux, avant de déposer un recours. "Cela aurait été au contraire une faute professionnelle grave de ne pas déposer une demande d'effet suspensif au nom de ces opposants", estime l'avocat veveysan.

Guérilla valaisanne

Le PLR valaisan a immédiatement réagi une fois les cas confirmés par Maurice Tornay. Il a annoncé dans un communiqué qu'il dénoncera ce vendredi Pierre Chiffelle à l'autorité vaudoise de surveillance des avocats. Une menace dont Pierre Chiffelle ne s'émeut pas: "Cela fait partie de la guérilla que mène le Valais contre l'application de l'initiative". Pour le PLR, les abus de procédure d'Helvetia Nostra justifient qu'on retire à l'association son droit de recours.

Le Conseil d'Etat valaisan "utilise une petite faille administrative sans aucun impact sur le fond pour cacher le millier de résidences secondaires qu'il essaie d'autoriser" avant l'entrée en vigueur de l'initiative d'Helvetia Nostra.

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ATS