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Le président péruvien Pedro Pablo Kuczynski a quitté le palais du gouvernement à Lima, quelques instants avant la diffusion de son message télévisé à la Nation.

KEYSTONE/EPA EFE/ERNESTO ARIAS

(sda-ats)

Le président péruvien Pedro Pablo Kuczynski a présenté mercredi sa démission au Congrès. Le Parlement doit se prononcer jeudi sur sa destitution en raison de ses liens avec le groupe brésilien de BTP Odebrecht, au coeur d'un vaste scandale de corruption.

"Face à cette situation difficile qui me fait paraître injustement coupable d'actes que je n'ai pas commis, je pense que le mieux pour le pays est que je démissionne de la présidence de la République", a déclaré le chef de l'Etat de centre droit, âgé de 79 ans, dans un message télévisé à la Nation. Le premier vice-président, Martin Vizcarra, qui aura 55 ans jeudi, devrait lui succéder.

Affaibli face à un Parlement contrôlé par l'opposition, "PPK" devait affronter jeudi une deuxième procédure de destitution par les députés. Fin décembre, il s'était sauvé de justesse d'une procédure similaire, mais cette fois l'opposition assurait avoir les voix nécessaires pour le faire tomber.

Cinq millions de dollars

De mère franco-suisse, ce cousin du réalisateur Jean-Luc Godard est un ancien banquier de Wall Street. Il est accusé d'avoir menti sur ses liens avec Odebrecht: il avait affirmé n'avoir jamais eu aucune relation avec l'entreprise, mais en décembre, Odebrecht a révélé avoir versé près de cinq millions de dollars à des sociétés de consultants liées à "PPK", du temps où il était ministre.

"Je rejette catégoriquement ces affirmations qui n'ont jamais été prouvées et je réaffirme mon engagement pour un Pérou honnête, moral et juste pour tous", a assuré M. Kuczynski dans sa lettre de démission, qu'il a rendue publique sur son compte Twitter. "L'opposition a essayé de me dépeindre comme une personne corrompue".

Achat de votes

Le principal parti d'opposition, Force populaire (droite populiste), dirigé par Keiko Fujimori, fille de l'ancien homme fort du Pérou, Alberto Fujimori (1990-2000), a fait monter la pression mardi, en accusant le gouvernement, vidéos à l'appui, d'avoir acheté des votes en décembre pour éviter la destitution du président, lors de la première procédure devant le Parlement.

Parmi les députés mis en cause dans ces vidéos, figure Kenji Fujimori, le plus jeune fils d'Alberto Fujimori et rival de sa soeur Keiko. Dans la foulée, le Parlement a lancé mercredi une procédure pour lever l'immunité de cinq députés, dont Kenji Fujimori.

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ATS