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Toutes les initiatives visant à réconcilier les deux groupes rivaux et à former un gouvernement d'union nationale palestinienne ont jusqu'à présent échoué (ici en 2014, au centre: le Premier ministre du Hamas Ismaïl Haniyeh, archives).

KEYSTONE/AP/ADEL HANA

(sda-ats)

Le mouvement palestinien Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza depuis 2007, a annoncé la dissolution d'un conseil controversé perçu comme une entrave à l'unité palestinienne. Il a appelé son rival du Fatah à engager de nouvelles discussions de réconciliation.

Cette annonce a été favorablement accueillie par l'ONU et par le Fatah du président Mahmoud Abbas. Il n'est toutefois pas encore clair dans quelle mesure cette offre pourra permettre de rapprocher les deux frères ennemis palestiniens.

"En réponse aux efforts égyptiens, le Hamas annonce la dissolution du 'comité administratif' dans la bande de Gaza et donne son accord pour entamer des discussions sur la réconciliation et pour organiser des élections générales", selon un communiqué publié tôt dimanche.

Le Hamas avait créé en mars ce "comité administratif" formé de sept hauts responsables du mouvement. Il avait été perçu par le président Abbas comme un gouvernement parallèle entravant la réconciliation, ce que le parti islamiste avait nié.

Versements suspendus

Depuis sa création, M. Abbas s'est efforcé d'affaiblir le Hamas, bloquant notamment les versements de la facture de l'électricité fournie par Israël à Gaza, qu'il réglait.

L'annonce du Hamas intervient quelques jours après une visite au Caire de son chef, Ismaïl Haniyeh, dont c'était le premier déplacement dans ce pays depuis son élection en mai.

Les relations entre l'Egypte et le Hamas étaient très tendues depuis le renversement en 2013 de l'ancien président Mohammed Morsi, membre des Frères Musulmans, dont est également issue la formation islamiste palestinienne.

Réunion prévue

En réponse au Hamas, un dirigeant du Fatah, Azzam al-Ahmad, a évoqué une prochaine réunion entre les deux partis suivie d'une rencontre élargie aux autres factions palestiniennes, dans l'optique de discuter d'un document sur la réconciliation.

"Le gouvernement palestinien doit à présent revenir à Gaza pour exercer son autorité, comme il le fait en Cisjordanie", a dit Azzam al-Ahmad, cité par l'agence officielle Wafa. Le président Abbas se trouve actuellement à New York, où il doit s'exprimer mercredi devant l'Assemblée générale de l'ONU.

Reconnue par la communauté internationale, l'Autorité palestinienne qu'il dirige est à couteaux tirés avec le Hamas depuis que celui-ci l'a évincée de la bande de Gaza au prix d'une quasi-guerre civile en 2007.

Améliorer la situation humanitaire

L'émissaire de l'ONU pour le Proche-Orient, Nickolay Mladenov, a lui aussi salué l'annonce du Hamas, et jugé prioritaire pour le gouvernement palestinien d'améliorer la situation humanitaire dans l'enclave.

La bande de Gaza, qui compte quelque deux millions d'habitants, est soumise depuis dix ans à un blocus impitoyable de l'Etat hébreu, doublé d'une fermeture quasi permanente par l'Egypte de sa frontière depuis 2013. Elle a connu depuis 2007 une quasi-guerre civile et trois guerres avec Israël.

Les blocus étouffent l'économie de l'enclave palestinienne. Le taux de chômage s'élève à 42% et 80% des Gazaouis sont tributaires d'une aide, selon la Banque mondiale.

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ATS