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Le gel d'avril a décimé les abricots valaisans. La récolte, qui a débuté à mi-juin et se poursuivra jusqu'à fin août, devrait totaliser 4200 tonnes au lieu de 8000 habituellement. Les prix ne seront pas augmentés. Les Suisses consomment 16'000 tonnes d'abricots par année (archives).

KEYSTONE/ANTHONY ANEX

(sda-ats)

La récolte 2017 d'abricots valaisans sera moitié moindre que celle des années précédentes. La faute au gel d'avril qui a fortement mis à mal les fruits.

Le Valais devrait produire cette année environ 4200 tonnes d'abricots. La récolte se situe en moyenne autour de 8000 tonnes, a indiqué mercredi à l'ats le secrétaire général de l'Interprofession des fruits et légumes du Valais (IFELV) Olivier Borgeat, revenant sur une information de Rhône FM.

Paradoxalement, la maturité des fruits a eu une quinzaine de jours d'avance, en raison des fortes chaleurs de juin, précise M. Borgeat. la récolte a débuté à mi-juin. Elle s'étend jusqu'à fin août. Malgré les quantités plus faibles, les prix ne prendront pas l'ascenseur, a assuré M. Borgeat.

La pression des importations

Il est en revanche possible que la différence de prix avec les abricots étrangers soit plus élevée. Dès le 1er juillet, les importations seront taxées. Mais comme les volumes seront plus importants, des rabais de la part des exportateurs ne sont pas à exclure, estime M. Borgeat.

Les Suisses consomment annuellement 16'000 tonnes d'abricots. En général, la moitié vient du Valais. Les fruits importés sont taxés pour limiter la concurrence avec les fruits indigènes. Malgré tout, les abricots étrangers restent meilleur marché.

Le climat préoccupe

Le gel pourrait avoir des conséquences graves pour certains producteurs. Olivier Borgeat ne peut actuellement pas exclure tout risque de faillite malgré les aides promises dont le détail n'est pas encore connu.

Le phénomène météorologique inhabituel provoque aussi une large réflexion dans le milieu arboricole. L'abricot est en partie cultivé sur les coteaux, zones où la lutte contre le gel par aspersion n'est pas possible en raison de l'absence de réseau d'irrigation.

Les spécialistes ont constaté que certaines zones n'ont été que peu touchées par le gel et que certaines variétés d'abricots ont mieux résisté. Ces paramètres doivent être analysés plus avant, explique M. Borgeat. Ils contribueront peut-être à trouver des parades aux sautes d'humeur climatiques.

ATS