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Le Programme Bâtiments, soutenu par la Confédération et les cantons, contribue à la réduction des émissions de CO2. Mais avec 1,5 million de bâtiments qui ont besoin d’être assainis, il reste du pain sur la planche.

En 2014, 239 millions de francs de subventions ont été versées par le Programme Bâtiments. Les mesures mises en place permettront d'économiser quelque 4 millions de tonnes de CO2 sur la durée, annonce-t-il dans un communiqué mardi.

Depuis le lancement du programme il y a cinq ans, quelque 15,5 millions de tonnes de CO2 n'ont ainsi pas été rejetées dans l'air. Pour y parvenir, la Confédération et les cantons ont versé plus d'un milliard de francs pour l’assainissement énergétique de l’enveloppe des bâtiments, les énergies renouvelables, la récupération de chaleur et l’amélioration des installations techniques.

Si l'ensemble des mesures prévues sont mises en oeuvre d'ici 2020, la réduction des émissions annuelles de CO2 devrait permettre d'économiser d'1,5 à 2,2 millions de tonnes de carbone, selon le Programme Bâtiments.

Un programme appelé à durer

Le programme, financé par la taxe sur le CO2 et par des subventions cantonales, est appelé à durer. Le parc immobilier helvétique compte encore quelque 1,5 million de bâtiments nécessitant d’être assainis.

Or il représente à lui seul près de 40 % des rejets de CO2 du pays. Le potentiel de réduction des émissions reste donc important.

Pas de tournant énergétique sans les locataires

La Fondation suisse de l'énergie (SES) et l'Association suisse des locataires (Asloca) tirent à la même corde, peut-on lire dans un communiqué publié mardi. Mais l’augmentation des coûts des réfections énergétiques est souvent bien supérieure aux baisses des frais de chauffage, en entraînant une majoration nette des loyers.

Pour Balthasar Glättli, vice-président de l’Asloca Suisse, la hausse prévue du taux des assainissements d’immeubles ne deviendra effective en Suisse qu’avec une répartition équitable des dépenses entre les parties concernées.

Pour les deux organisations réunies pour une journée de travail vendredi dernier, l'isolation et l'assainissement des bâtiments constituent des éléments majeurs. Or son taux actuel plafonne à 1% du parc total des bâtiments en Suisse.

WWF: Stop au mazout

A la mi-juin, le WWF allait plus loin. Il demandait tout bonnement d'interdire le chauffage à mazout. La Suisse est le pays d'Europe qui brûle le plus de pétrole pour se chauffer. Plus de 38% de l'énergie consommée dans les foyers helvétiques l'est sous cette forme.

ATS