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Washington - Les milieux d'affaires américains se voulaient vigilants mercredi à l'endroit du projet de loi sur le climat présenté au Sénat. Les écologistes hésitaient quant à eux entre optimisme et déception.
Le texte de mille pages vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 17% d'ici à 2020 par rapport à leur niveau de 2005. Pour ce faire, il impose des restrictions aux plus gros pollueurs en créant un marché de droits d'émissions de CO2.
"Alors que nous entamons notre propre analyse de ce texte, la Chambre de Commerce va travailler avec ses différents membres pour évaluer son impact sur les entreprises ainsi que sur la sécurité énergétique américaine", a déclaré Bruce Josten, un haut responsable de la Chambre de Commerce, la plus grande organisation patronale des Etats-Unis.
Selon le document, le forage pétrolier en mer est maintenu mais avec des restrictions supplémentaires pour tenir compte de la marée noire dans le Golfe du Mexique. Le texte offre aussi un renforcement des incitations en faveur du nucléaire.
Concessions aux républicainsDu côté des défenseurs de l'environnement, le Sierra Club, une des plus grandes organisations américaines de protection de la nature, jugeait le projet plutôt positivement, tout en émettant des réserves.
"Si ce texte maintient ses objectifs, il peut être le fondement sur lequel nous pouvons libérer l'Amérique de sa dépendance pétrolière envers l'étranger", a déclaré Michael Brune, directeur général de l'organisation.
Mais il a également estimé que le projet avait été "édulcoré" sous la pression des secteurs du charbon, du pétrole et du nucléaire afin d'"obtenir des subventions injustifiées".
Ces concessions prévues dans le texte présenté mercredi par les sénateurs John Kerry (démocrate) et Joe Lieberman (indépendant) visent à obtenir l'appui des républicains, qui disent redouter que la loi sur le climat ne pénalise l'économie américaine.
"Pas un projet pour le climat"Pour Eileen Clausen, présidente du centre Pew sur le changement climatique mondial, un institut privé de recherche, "tout effort en direction d'une loi sur le climat devra, pour être couronné de succès, être consensuel".
"Nous espérons que nous pourrons avancer davantage sur la base du travail des sénateurs Kerry et Lieberman et obtenir un compromis entre démocrates et républicains nécessaire à l'adoption d'un texte significatif cette année sur l'énergie et le climat", a-t-elle ajouté dans un communiqué.
Tyson Slocum, de Public Citizen, une association de défense des consommateurs, estime que ce projet de loi n'a rien à voir avec la lutte contre le réchauffement climatique.
"Il est inexact d'appeler cela un projet de loi climatique", écrit-il dans un communiqué. "Il s'agit surtout d'une promotion de l'énergie nucléaire, du forage pétrolier et de l'exploitation charbonnière, accompagnée d'un mécanisme plutot faible de facturation des émissions de CO2", a-t-il dénoncé.
"Pire encore, ce projet de loi retire à l'Agence de protection de l'environnement l'autorité de réglementer les gaz à effet de serre en tant que polluants aux termes de la loi sur la propreté de l'air".
"Cadeaux aux industries énergétiques"Même son de cloche de James Hansen, climatologue de la Nasa. Le projet du Sénat, comme celui de la Chambre des représentants adopté en 2009, représentent "2.000 pages de cadeaux (aux industries énergétiques) qui se traduiront pas de très petites réductions des gaz à effet de serre", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Paris.

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