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Le débat autour des soldats transgenres secoue l'armée américaine (archives)

KEYSTONE/EPA/SERGEY DOLZHENKO

(sda-ats)

Des sénateurs américains (républicains et démocrates) ont présenté vendredi un projet de loi destiné à empêcher l'expulsion des militaires transgenres de l'armée américaine. Fin août, Donald Trump a ordonné au Pentagone de ne plus recruter de personnes transgenres.

Le texte de ces sénateurs vise à bloquer la décision du président américain selon laquelle les personnes transgenres ne pourront plus servir dans l'armée. L'ex-président Barack Obama avait décidé l'an dernier que l'armée devait commencer à accueillir des recrues transgenres dès 2017.

"Quand moins de 1% des Américains se portent volontaires pour servir dans l'armée, nous devrions accueillir tous ceux qui le souhaitent et sont à même de servir notre pays", a estimé le sénateur républicain John McCain, président de la commission de la défense du Sénat et l'un des auteurs de ce projet de loi.

Le projet de loi empêcherait le Pentagone de démobiliser ou de refuser à quiconque de s'enrôler dans l'armée sur la base de son identité sexuelle.

Le Pentagone a indiqué plus tôt dans la journée que le personnel transgenre peut continuer à servir et à s'enrôler dans l'armée jusqu'à l'an prochain, le temps que l'exécutif détermine comment appliquer la décision du président américain.

Le ministre de la défense Jim Mattis a ordonné l'élaboration d'un plan de mise en oeuvre qui sera soumis à Donald Trump d'ici au 21 février 2018, a précisé le porte-parole du Pentagone, le colonel Rob Manning.

Plainte déposée

L'interdiction des personnes transgenres dans l'armée a soulevé de nombreuses questions juridiques.

Plusieurs organisations comme OutServe-SLDN, qui travaille à mettre fin aux discriminations dans l'armée, ou Lambda Legal, une organisation de défense des droits civiques, ont déposé une plainte à laquelle s'est joint jeudi l'ancien chef d'état-major inter-armées des Etats-Unis, l'amiral à la retraite Mike Mullen.

"Le jugement préalable de l'armée sur ce sujet ne doit pas être négligé et nous ne devons pas enfreindre les convictions des personnels qui défendent nos libertés, y compris ceux qui sont transgenres", a-t-il déclaré dans un communiqué.

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ATS