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La rue de Genève et l'avenue de Sévelin seront prochainement interdites à la prostitution dans le quartier de Sébeillon à Lausanne. (Archives).

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

Le Conseil communal de Lausanne a décidé de réduire drastiquement la zone réservée à la prostitution au centre-ville. La mesure pourrait entrer en vigueur au printemps.

Mardi soir, le législatif a largement accepté la proposition de la Municipalité de faire passer le périmètre dédié aux travailleurs du sexe de 1700 mètres linéaires à 700 mètres linéaires. Seuls les Verts et Ensemble à gauche s'y sont opposés, a déclaré mercredi le municipal en charge du dossier Pierre-Antoine Hildbrand à l'ats, revenant sur une information de 24 heures.

La prostitution sera désormais interdite à la rue de Genève et à l'avenue de Sévelin. L'objectif est que la mesure entre en vigueur ce printemps une fois un certain nombre d'aménagements réalisés, a indiqué M. Hildbrand. Le Conseil communal a également refusé d'entrer en matière sur la création d'un lieu de passe, a-t-il précisé.

Maintenir la prostitution en ville

Les autorités souhaitaient redéfinir la zone de prostitution de rue afin de tenir compte de la mutation urbanistique du quartier de Sévelin, de l'arrivée de près de 1000 nouveaux habitants et de la construction du futur tram Lausanne-Renens. Elles réagissaient également aux nombreuses doléances des riverains et des usagers du quartier.

Il s'agit également de maintenir la prostitution - une activité licite - en ville, ce qui permet une réduction des risques et le maintien du lien social avec les travailleurs du sexe. La décision concerne entre 40 et 70 personnes.

Conséquences préjudiciables

Pour les Verts, s'il a l'avantage de donner sa légitimité à la prostitution de rue au centre-ville, le préavis ne donne pas de vraies réponses aux problématiques entourant les conditions de travail d'une population très précaire. Ne visant pas la cohabitation, il vise au contraire à cacher la prostitution.

L'association Fleur de Pavé, qui représente les travailleurs du sexe, avait critiqué cette réduction de périmètre aux conséquences préjudiciables pour la profession. Elle avait évoqué des risques de conflits interculturels, de dispersion, de perte de clientèle, de même qu'une plus grande insécurité et une moins bonne prévention. Contacté, le président de l'association n'a pas souhaité réagir dans l'immédiat.

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ATS