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Quelque 2000 personnes ont défilé samedi à Berne à l'appel du Mouvement pour les sans-papiers qui fête ses dix ans. "Personne n'est illégal", ont rappelé les manifestants provenant de nombreuses organisations engagées en faveur de l'asile.

"Une hypocrisie politique majeure caractérise la politique suisse à l'égard des sans-papiers: d'un côté la nécessité de cette main d'oeuvre pour l'économie et de l'autre, la négation officielle de leurs droits fondamentaux", s'insurge le Mouvement des sans-papiers.

Le collectif a profité de la manifestation pour appeler la population à signer sa pétition, lancée le 3 mai. Celle-ci demande la mise en place de conditions permettant la régularisation des personnes sans statut légal résidant en Suisse.

Fin du renvoi forcé exigé

Dans l'immédiat, le Mouvement pour les sans-papiers exige du Conseil fédéral qu'il renonce à sa politique de renvoi forcé inhumaine, inutile et coûteuse. Il demande le maintien de l'accès à la scolarité pour tous les enfants de sans-papiers.

Pour le Mouvement, il faut aussi mettre sans tarder un dispositif d'accès à l'apprentissage pour les jeunes sans-papiers, comme demandé par les Chambres fédérales en 2010.

Pas de Suisse sans étrangers

A l'instar du Mouvement pour les sans-papiers, l'Union syndicale suisse (USS) a également rappelé, lors d'une conférence organisée samedi à Berne, que les migrantes et les migrants jouent un rôle important dans l'économie et la société suisses.

Des personnalités des syndicats et de partis de gauche ont souligné l'importance de la migration pour la Suisse. Membre du comité directeur du syndicat Unia, Rita Schiavi, a souhaité que la politique syndicale menée en la matière ne se résume pas à de belles paroles, mais représente un travail concret, a indiqué un communiqué de l'USS.

La conférence a été suivie d'une table ronde durant laquelle il a été question de la place et de l'action de la gauche dans le dossier de la migration. Les participants se sont ensuite rendus non loin de la gare où devait se dérouler la manifestation nationale des sans-papiers.

ATS