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Les manifestants ont profité d'une météo clémente.

KEYSTONE/MAGALI GIRARDIN

(sda-ats)

Une "déclaration de guerre" fiscale et des attaques rares contre les acquis sociaux. De 1500 à plus de 3000 personnes du public et du privé ont clamé samedi à Genève leur rejet des politiques d'austérité.

A l'appel d'un comité intersyndical accompagné d'associations et soutenu par plusieurs partis, les manifestants, parfois très jeunes, ont répondu présent sous un soleil radieux. Et cela malgré plusieurs événements à Genève.

"C'est toujours difficile de mobiliser quand il n'y a pas qu'une seule revendication" mais un mouvement plus large, a déclaré à l'ats l'un des membres du Comité anti-austérité, Pablo Cruchon.

En chanson ou sur des banderoles, les manifestants ont dénoncé des mesures structurelles qui menacent l'éducation, la santé ou la culture. "Ce n'est plus du grignotage d'année en année, mais des réformes profondes, rapides et brutales" qui se préparent, a affirmé la secrétaire générale du syndicat SIT Manuela Cattani.

RIE, 2e pilier et retraite

Principale cible des manifestants, la troisième réforme de l'imposition des entreprises (RIE III). Elle pourrait coûter 489 millions de francs de rentrées fiscales à Genève selon le canton, 1 milliard selon le syndicat des services publics (SSP).

Mais la mise en œuvre de l'initiative contre l'immigration de masse en a aussi pris pour son grade. "Nous sommes pour les immigrés, nous sommes contre les bas salaires", a scandé un participant.

Autre préoccupation, le paquet "Prévoyance vieillesse 2020" du conseiller fédéral Alain Berset. Dans les rangs, le secteur privé était représenté notamment par les maçons ou les travailleurs de la restauration.

ATS