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La police n'a pas hésité à charger les manifestants dimanche après-midi à Barcelone

KEYSTONE/AP/EMILIO MORENATTI

(sda-ats)

Le dirigeant indépendantiste catalan Carles Puigdemont a été arrêté dimanche à la frontière germano-danoise après un séjour en Finlande. Il sera présenté lundi devant un juge allemand. A Barcelone, des milliers de Catalans sont descendus dans les rues.

M. Puigdemont a été appréhendé par la police autoroutière du Schleswig-Holstein peu après 11h00 alors qu'il tentait de passer en voiture la frontière entre le Danemark et l'Allemagne. Il avait quitté vendredi la Finlande et avait l'intention de rejoindre la Belgique où il s'est réfugié depuis la fin du mois d'octobre.

Le dirigeant catalan avait opté pour la voiture en espérant éviter les contrôles dans les aéroports, a précisé Me Paul Bekaert, son avocat. Il était suivi par le service de renseignement espagnol qui a alerté ses homologues allemands. "Il a été arrêté grâce à une opération conjointe de la police et de la Centrale nationale de renseignement", a dit en soirée la police allemande dans un tweet.

L'agence de presse allemande DPA a encore précisé dans la journée qu'il a été incarcéré à Neumünster, dans le nord de l'Allemagne, mais l'information n'a pas été confirmée par les autorités.

Comparution lundi

La comparution lundi de M. Puigdemont "n'aura pour but que de vérifier l'identité de la personne arrêtée", a communiqué le parquet allemand de Schleswig (nord).

Le tribunal régional du Schleswig-Holstein aura ensuite à décider s'il devra être placé en détention en vue d'une remise à l'Espagne. Mais il devrait en principe être libéré sous conditions, en attendant une décision sur le fond concernant le mandat d'arrêt édicté par l'Espagne, estime Me Paul Bekaert.

Passible de 30 ans de prison

Carles Puigdemont avait fui à Bruxelles fin octobre pour échapper aux poursuites pour "rébellion" et "sédition" dont il fait l'objet en Espagne, à la suite de la tentative ratée de sécession de la Catalogne l'automne dernier.

La rébellion est passible de 30 ans de prison en Espagne. Mais ce chef d'accusation est controversé, car il suppose un "soulèvement violent" qui, selon de nombreux juristes, ne s'est jamais produit.

Vendredi, le juge de la Cour suprême espagnole chargé de l'enquête sur la tentative de sécession a inculpé 25 responsables séparatistes. Il a aussi lancé des mandats d'arrêt internationaux contre six dirigeants indépendantistes partis à l'étranger, dont M. Puigdemont.

Indignation à Barcelone

A Barcelone, des milliers de manifestants brandissant des drapeaux indépendantistes catalans sont descendus dans les rues dimanche. "Cela nous indigne qu'ils aient arrêté Puidgemont, c'est notre plus haut représentant, notre président", s'est écriée une étudiante.

A l'appel d'un groupe séparatiste radical, les Comités de défense de la République (CDR), les militants se sont retrouvés sur les Ramblas, en plein centre de Barcelone, criant "Liberté pour les prisonniers politiques". Ils se sont ensuite dirigés vers la délégation de la Commission européenne en criant "Cette Europe est une honte !".

Dans la foule, beaucoup de Catalans s'inquiètaient de l'escalade en cours: "Ce qu'ils nous font est totalement démesuré. Ils nous traitent comme des criminels parce que nous réclamons l'indépendance", s'est exclamé en pleurs une professeure de 60 ans.

Des poubelles ont été lancées en direction des policiers catalans, les Mossos d'Esquadra, qui ont repoussé la foule à coups de matraque et même tiré des coups de feu en l'air. D'après la radio catalane, des membres des CDR ont coupé des routes, provoquant des embouteillages.

Clara Ponsati se rendrait

Outre M. Puigdemont, l'ex-responsable indépendantiste catalane Clara Ponsati, elle aussi visée par un mandat d'arrêt européen, "prend des dispositions" pour se "livrer" aux autorités en Ecosse où elle s'est exilée depuis peu. Clara Ponsati s'était elle aussi exilée en Belgique le 30 octobre avant de rejoindre l'Ecosse depuis peu.

Récemment sur la BBC, elle ne se faisait guère d'illusions sur son sort si elle rentrait en Espagne. "Je suis à peu près sûre que la police viendrait me chercher à l'aéroport ou chez moi pour m'emmener à Madrid, et je suis aussi à peu près certaine que j'irais en prison", avait-elle alors déclaré.

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ATS