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Le mausolée visé à Balad, à 90 km au nord de Bagdad

KEYSTONE/EPA/ALI ABBAS

(sda-ats)

Le Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi a démis de leurs fonctions trois hauts responsables des services de sécurité de Bagdad. Ils paient "leurs erreurs" après l'attentat qui a tué près de 300 personnes samedi passé. Un mausolée chiite a encore été visé vendredi.

Dans un message sur son compte Facebook, Haïdar al-Abadi précise qu'il a limogé le chef des opérations militaires de la ville ainsi que celui des services de sécurité et du renseignement. Le principal responsable limogé est le lieutenant-général Abdelamir Al-Chimmari.

Il leur est reproché plusieurs "erreurs". "La voiture piégée venait de l'extérieur de la capitale. Elle a traversé des dizaines de checkpoints avant d'atteindre sa cible. Tous ces barrages dépendent du commandement opérationnel", a notamment justifié un responsable.

L'attentat, revendiqué par l'Etat islamique (EI), a déjà conduit le ministre irakien de l'Intérieur, Mohamed Ghabban, à démissionner mardi. Ce dernier a déploré le manque de communication entre les multiples organismes de sécurité chargés de la sécurité à Bagdad.

"Corrompus" et "ratés"

Le grand ayatollah chiite Ali al Sistani, la plus haute figure religieuse du pays, a critiqué dans son sermon du vendredi l'incapacité des autorités à agir avec efficacité contre la menace des extrémistes sunnites de l'Etat islamique. Il a critiqué "l'autosatisfaction insupportable des responsables corrompus et ratés aux dépens du sang et de l'âme de civils innocents".

L'attentat de Karrada, l'un des plus sanglants qu'ait connu l'Irak depuis l'invasion américaine de 2003, a provoqué l'ire des Irakiens qui jugent le pouvoir incapable de les protéger et de mettre en oeuvre des mesures de sécurité efficaces. Au moment de l'attaque qui a fait d'importants dégâts, les habitants faisaient leurs courses avant la fête marquant la fin du mois de jeûne du ramadan.

Mausolée chiite ciblé

Jeudi soir, des assaillants ont bombardé aux obus de mortier le mausolée Sayyed Mohammed, fils de l'un des imams vénérés par la communauté musulmane chiite, avant que des kamikazes portant des uniformes militaires n'arrivent sur place et ne commencent à tirer, a indiqué le commandement militaire des opérations conjointes.

Deux des kamikazes se sont ensuite fait exploser et le troisième a été tué et sa ceinture explosive désamorcée, selon le commandement. Aucun n'a réussi à pénétrer dans le mausolée situé à Balad, à 90 km au nord de Bagdad. L'attaque, qui a fait plus de 30 morts et une soixantaine de blessés, a provoqué des dégâts dans un marché proche.

L'EI a revendiqué ce nouvel attentat. En 2006, la destruction par les insurgés sunnites du dôme doré du mausolée de l'imam Ali al Hadi, le père de Sayyed Mohammed, dans la ville voisine de Samarra, avait fait sombrer l'Irak dans une guerre confessionnelle sans fin.

Après l'attaque de jeudi, le puissant dignitaire chiite Moqtada Sadr a ordonné à sa milice de se déployer autour du mausolée de Sayyed Mohammed.

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ATS