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Le 15 juillet 2016, lors du putsch manqué, des militaires factieux ont fait feu sur des civils sur un pont qui enjambe le Bosphore. Celui-ci a depuis été rebaptisé le "pont des martyrs du 15 juillet" (archives).

KEYSTONE/AP/PETROS KARADJIAS

(sda-ats)

Le procès de 143 anciens militaires turcs s'est ouvert lundi. Ils risquent la prison à vie pour leur implication dans des affrontements ayant fait plusieurs dizaines de morts sur un pont d'Istanbul lors du putsch avorté de juillet 2016.

Les suspects, parmi lesquels 30 officiers, sont notamment poursuivis pour assassinat et tentative de renversement du parlement et du gouvernement, selon l'acte d'accusation de plus de 1000 pages. Tous sauf huit sont actuellement en détention préventive et risquent chacun jusqu'à 37 peines de prison à perpétuité.

Pont des martyrs

L'un des épisodes les plus marquants du putsch manqué du 15 juillet 2016 s'est joué lorsque des militaires factieux ont fait feu sur des civils sur l'un des ponts qui enjambent le Bosphore. Celui-ci a depuis été rebaptisé le "pont des martyrs du 15 juillet".

Sept putschistes et 34 civils sont décédés dans les affrontements qui y ont eu lieu, selon l'acte d'accusation. Parmi les victimes, figurent Erol Olçok, directeur de campagne du Parti de la justice et du développement (AKP) du président Recep Tayyip Erdogan, et son fils de 16 ans, nommé Abdullah Tayyip, en hommage au président turc et à son prédécesseur, Abdullah Gül.

Lors de l'enterrement de son "vieil ami" Erol Olçok et de son fils, M. Erdogan n'avait pu retenir ses larmes.

Des proches des victimes mais aussi des prévenus se sont rassemblés dans la matinée devant le tribunal de Silivri, à la lisière d'Istanbul, avant l'ouverture du procès. Certains portaient des t-shirt avec des inscriptions réclamant pour les accusés la peine de mort, abolie en 2004 mais dont M. Erdogan a évoqué à plusieurs reprises le rétablissement depuis le putsch manqué.

"Pas d'espoir"

Veycel Kilic, un homme âgé dont le fils, un ancien cadet de l'académie de l'armée de l'air fait partie des accusés, ne se fait pas d'illusion sur le sort qui l'attend. "Le système judiciaire n'est pas sain donc je n'ai pas d'espoir", dit-il.

Il affirme que son fils avait été "trompé" la nuit du coup par ses supérieurs qui avaient envoyé les cadets de l'académie sur le pont en leur faisant croire qu'il s'agissait d'un exercice impromptu. "Ces gamins sont restés neutres. S'ils avaient pris parti, des milliers de personnes auraient été tuées", affirme-t-il.

Le 16 juillet 2016 au petit matin, les dizaines de soldats qui se trouvaient sur le pont s'étaient rendus. Ils ont déposé leurs armes sur le pont, signe de l'échec imminent des putschistes.

Ankara attribue cette tentative de putsch au prédicateur Fethullah Gülen, un ancien allié du président Erdogan dont il est devenu la bête noire à partir de 2013. M. Gülen, installé aux Etats-Unis, nie toute implication.

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ATS