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La Corée du Nord, condamnée lundi par le Conseil de sécurité de l'ONU pour avoir effectué un tir de fusée, s'est dite prête mercredi à prendre des mesures de représailles. Elle pourrait procéder prochainement à un troisième essai nucléaire, selon les analystes.

Le Conseil de sécurité a adopté lundi à l'unanimité une déclaration condamnant "fermement" le tir de la fusée nord-coréenne qui constitue selon lui "une violation sérieuse" des précédentes résolutions adoptées à l'encontre de Pyongyang.

Aide alimentaire

Les Etats-Unis, qui avaient promis 24'000 tonnes d'aide alimentaire à la Corée du Nord en contrepartie d'un moratoire sur les lancements de missiles à longue portée notamment, ont suspendu leur projet d'aide après la décision de Pyongyang de procéder au lancement d'une fusée.

Protestant contre la décision de Washington, la Corée du Nord a estimé qu'elle était libérée de ses engagements et a prévenu qu'elle n'autoriserait pas la venue d'inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) chargés de vérifier son programme d'enrichissement d'uranium.

Essai déguisé

Selon des analystes, la Corée du Nord pourrait être tentée de faire étalage de sa puissance militaire en effectuant un troisième essai nucléaire, après ceux d'octobre 2006 et de mai 2009.

Les autorités nord-coréennes, qui ont officiellement confirmé l'échec du lancement de la fusée, affirment que le tir était destiné à mettre en orbite un satellite météorologique geostationnaire.

La communauté internationale, qui considère le tir comme un essai déguisé de lancement de missile balistique intercontinental, estime que ce test grandeur nature devait aider l'armée à progresser sur la voie de la maîtrise d'armes de destruction massive.

ATS